Emmanuel Alloy, Sandrine Stoïanov et Tal Waldman à l’honneur hors les murs
La semaine de l’Art à Paris approche, et avec elle le marathon des amoureux d’art contemporain, autour de Art Basel Paris et de ses petites sœurs spécialisées.
Cette année, la galerie participe à Une Semaine en Galerie, ex Starting Sunday, devenu hebdomadaire. Organisé par le Comité Professionnel des Galeries d’art, il recouvre pas moins de 150 événements pour cette première édition. Du 17 au 24 octobre, ce sont donc non seulement les foires, mais les galeries in situ qui seront parties prenantes de cette fête de l’art d’aujourd’hui.
Ce mois par excellence de l’art contemporain est lancé par les Journées Nationales des Artistes du 2 au 4 octobre, et la galerie y participe également.
C’est tout d’abord le travail d’Emmanuel Alloy qui sera mis à l’honneur dans ce contexte exceptionnel. Quelques Traces, l’exposition en cours, sera prolongée et enrichie pour l’occasion.
Du 1er au 24 octobre, un trio show met en scène sa sculpture à la Fondation Taylor, au 1 rue de la Bruyère, 75009 Paris, en parallèle de l’exposition à la galerie.
Le 1er octobre sera également vernie l’exposition hors les murs de Sandrine Stoïanov à la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques), cette vénérable institution créée par Beaumarchais. Le charmant café de la SACD, situé au 7 rue Ballu dans le 9ème arrondissement, à quelques encablures de la Fondation Taylor, est ordinairement réservé aux auteurs, mais sera ouvert sur invitation le soir du 1er octobre pour le vernissage, puis sur RV pour les visites jusqu’au 4 janvier 2027. Cette exposition sera la dernière organisée par la SACD pour mettre en valeur l’œuvre plastique de ses auteurs, dans le cadre de ses Regards d’Auteurs. Or Sandrine Stoaïnov, dont la peinture sera présentée pour la première fois en galerie à la Galerie Cécile Dufay dans le cadre de l’exposition Frontales, du 8 janvier au 7 février 2027, est l’autrice et réalisatrice de deux courts-métrages d’animation diffusés par Arte : Irinka et Sandrinka, et Le Monde en Soi, nommé aux Césars en 2022.
Une belle occasion de se familiariser avec la puissance de ses portraits très contemporains à l’huile, souvent des femmes dont la force transparaît, ainsi que l’émouvante capacité à rester sensibles malgré des luttes qu’on devine rudes.

Enfin, c’est Tal Waldman qui sera honorée via son œuvre protéïforme très spectaculaire, une installation nommée Improvisations Cosmiques et Musicales en Bleu Mineur, mêlant dessin (7 pièces magistrales de 3,5 m de haut !), travail du verre réalisé lors de sa résidence à Meisenthal, et vidéo. Intégrée au cycle d’expositions sur le sacré dans l’art contemporain, organisé par l’Abbaye de Maubuisson, institution culturelle très respectée du Val d’Oise, elle est curatée par Emmanuel Reiatua Cuisinier et Marie Ménestrier. Le lieu est une merveille architecturale, ancien couvent de femmes créé en 1242 par Blanche de Castille, nichée dans un immense parc arboré, et joignable via le RER, ligne H ou C. L’exposition se nomme COSMOFANIA – Les Métamorphoses du Sacré. Elle constitue le 3° et dernier chapitre d’un triptyque d’expositions qui a animé l’ensemble de l’année 2026 à l’Abbaye.
Elle aura lieu du 11 octobre 2026 au 21 février 2027 et sera vernie le samedi 10 octobre. Un vernissage durant lequel Tal Waldman réalisera une performance, à partir de 15h30.
https://abbaye-de-maubuisson.fr/evenements/vernissage-de-lexposition-collective/

Cette série rejette le calcul prémédité au profit d’un approfondissement, d’une attention authentique, opérant entre la structure de l’improvisation jazz et l’intuition pure. La couche initiale naît du souffle du corps, agissant comme une grille structurelle – un rythme fondateur qui est soit préservé, soit dissimulé. Chaque couche intermédiaire successive devient plus libre et intuitive, évaluant et s’adaptant aux contraintes, aux imperfections et aux ouvertures laissées par la couche précédente. Par moments, j’applique une technique couvrant la surface d’un champ de petits points pour que seuls des fragments de l’histoire sous-jacente transparaissent. C’est un réseau précis de relations improvisées où chaque nouvelle marque répond à des données en temps réel : bruits ambiants, musique, tension corporelle et pensées conscientes. Ici, le mental n’est pas le maître ; il n’est que l’une des nombreuses influences. Lorsque la direction devient incertaine, je m’ancre physiquement en dansant, en marchant ou en dormant sur le support pour approfondir la connexion. Ce n’est que plus tard dans le processus que j’introduis des gestes techniques classiques et contrôlés pour ancrer la composition. Le résultat est une forme moderne de pentimenti, une archive factuelle et rigoureuse où le souffle, le geste et la trace convergent en une architecture sacrée.
Tal Waldman
Bref, un mois d’octobre particulièrement dense pour les artistes de la Galerie Cécile Dufay. La saison 2026/2027 est véritablement lancée !














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