Artistes

La passion de la découverte fait partie des gènes d’une galerie, comme l’engagement dans la durée est son ambition. Certains artistes sont permanents, d’autres invités – mais il est toujours question d’aventure humaine et de sensibilité partagée. Découvrez ici les artistes représentés par la galerie Cécile Dufay.

Dalila Alaoui

Née en 1958 à Casablanca. Vit et travaille en région parisienne.

Parcours
Diplôme ENSBA Paris 1983, Prix David Weill Institut de France. Expositions à la Maison nationale des artistes – Fondation des Artistes (La retraite sentimentale), au château de Thorey-Lyautey (La province de mon rêve), au Musée des Confluences à Marrakech (Lieux saints partagés), ainsi qu’à la Biennale de Dakar, l’Institut du Monde Arabe ou à la Villa des Arts à Casablanca. Solo show à la foire d’art contemporain africain à Paris, l’AKAA – Also Known as Africa, avec la Galerie Cécile Dufay, en 2024. Publication Comment d’une épingle faire un clou, aux éditions Bernard Chauveau dans la Collection du Parc, en partenariat avec la Fondation Rothschild.

Démarche

“Entre la France et le Maroc j’ai construit, dans mon travail, un dialogue incessant entre deux mondes, deux cultures, deux histoires. Par le dessin, la peinture, l’installation, dans des expositions ou des résidences, j’interroge des souvenirs que je croise avec d’autres « rêves » franco-marocains (ceux de Lyautey ou du photographe/ethnographe Jean Besancenot). Ces souvenirs, je les re-constitue aussi à partir d’archives, de récits familiaux, et de représentations de l’univers orientaliste qui m’a façonnée malgré moi.”

Actualités
2026 : Janvier, Centre d’art de Guyancourt, Traits Rebelles. Février, Nebbam Gallery, Italie – Bologna, Oltra mare. Mai, Biennale d’Essaouira, sortie de résidence à l’Ifitry. Juin, solo show Je veux rentrer chez moi à la galerie Cécile Dufay. Octobre, Résidence PIC Mol, Bruxelles. Septembre, exposition-résidence à  Dar El Kitab, Casablanca.

Emmanuel Alloy

Né en 1989 à Versailles, vit et travaille en Bretagne.

Parcours
Sculpteur et peintre autodidacte depuis 2019, Emmanuel Alloy se définit comme artiste-ouvrier. Il a exercé toutes sortes d’activités : croupier, projectionniste de cinéma, agent de pompes funèbres… Actuellement il est drapeur-stratifieur à Lorient. Chez lui, le travail de la main, de la gestuelle, de la matière, est essentiel. D’une grande culture cinématographique, visuelle, philosophique et littéraire, il imprègne cette gestuelle d’un substrat intellectuel discret et acéré. Laisser une trace, former un tracé, pratiquer l’art comme une religion immémoriale, magique et trouvant sa transcendance comme en elle-même, en l’Homme : son propos renoue avec les gestes immémoriaux, suspendu entre le sentiment d’une origine lointaine, quasi pariétale, et d’une presque disparition ultra-contemporaine.

Démarche

« Je pose mes mains sur l’argile pour me souvenir comment, un jour, à la lumière d’une torche, la
peinture, la sculpture, sont devenues images. Comment elles ont transcendé leur condition
d’objets matériels pour convoquer l’immatériel, rejoindre le temps. Elles aussi ont deux corps
auxquels on voue une croyance. Ce sont des ex-voto modernes. Elles éclairent les parois des
grottes oubliées et ne cessent de les faire vaciller. »
Emmanuel Alloy
 

“La peinture est comme un combat pour éloigner la souffrance. Réalisé sur la toile ou le bois, le dessin s’inscrit parfois dans un espace où le vide a toute sa place; seuls quelques signes animés affleurent à la surface, laissant au spectateur la liberté de lecture.”
In Catalogue des primés 2026, Fondation Taylor

Actualités
Septembre-octobre 2026 : Exposition à la Fondation Taylor, Paris, pour la sculpture.
Septembre 2026 : solo show Traces et Tracés à la galerie Cécile Dufay
Janvier 2026 Prix Eddy Rugale Michaïlov de la Fondation Taylor et exposition des Lauréats
Décembre 2025 : médaille de Bronze, Salon des Beaux-Arts, réfectoire des Cordeliers, Paris.
Juin 2025, Vers l’image, Salon Tout Art, Paris
Mars-Avril 2025 Espace Art et Liberté Charenton le Pont, exposition Figuration Critique
Novembre 2024, ST-ART, foire d’art contemporain de Strasbourg, avec la galerie Cécile Dufay. Nominé au prix SAAMS de la jeune création pour sa sculpture.
Septembre 2024, Festival Marcel Longchamp, Musée des Beaux Arts, Marseille, commissariat : Château de Servières
Salon Figuration Critique & Salon des Beaux-Arts, Paris, 2024, 2025. Membre de la Fondation Taylor.

Jeanne André

Jeanne André est née en 1989 à Asnières-sur-Seine, elle vit et travaille en Ardèche.

Parcours

Elle a étudié à l’ESAM de Caen. Elle est représentée par la galerie Cécile Dufay à Paris et par la galerie Red Fox à New York. Son travail cherche la réintégration de la Nature au processus intime de la création. Elle le définit comme des “recettes avec des éléments naturels”. Non seulement son travail porte concrètement soit sur une vision de la Nature, soit sur le fait d’éprouver celle-ci, laissant la Nature se refléter dans les sensations humaines puis sur la toile, mais encore, elle applique ses “recettes” dans chaque étape de la conception et de la réalisation. Tissus de récupération utilisés comme fond, acceptés en soi comme élément de la toile, papiers auto-produits avec des matériaux réutilisés, pigments ou couleurs travaillés comme des “potions” mêlant éléments du commerce et éléments naturels, exposition des toiles aux aléas de la météo, au soleil, à la pluie pour façonner un fond co-créé.
Jeanne André accepte l’explosivité de la sensation et des couleurs, cherchant le point d’impression sensoriel au plus proche de son apparition sauvage et sans filtre. 
Aujourd’hui, elle s’oriente de plus en plus vers la performance comme partie intégrante de sa pratique picturale, faisant de l’acte de peindre une étape d’intégration gestuelle de tout le corps comme élément de la nature elle-même, et oriente sa recherche par un choix délibéré de se tourner radicalement vers les résidences et institutions.

Jeanne André a été présentée à l’AAF Bruxelles par la galerie Cécile Dufay en 2024 puis 2026.

Démarche
“Il y a une énergie certaine dans la façon de talocher, d’apposer la peinture chez André. C’est ce qui en fait la force. Ensuite, souvent, le chromatisme est de bon goût (cela compte, car l’œil sent ses choses, et les apprécie, comme une jolie glace à 100 parfums). On connaît des toiles abstraites qui nous donne tout de suite envie de fuir, car l’alliage chromatique est sombre, ou de très mauvais goût, mal fagoté, mal agencé dans le désordre ; tandis qu’ici, c’est assez gustatif.”
Léon Mychkine, critique d’art théoricien, membre de l’AICA France.

expositions personnelles :
2022 «Flot» galerie Artem, Quimper
2017 « l’Ardèche à Saint Denis» Open Bach galerie, Paris XIII ème
2016 « Apparition sauvage» espace d’art actuel le radar Bayeux

expositions collectives :
2025 « Retour aux sources » Aponia, Le Monastier sur Gazeille
2022 « Des Astres» Le Celsius, Pré saint Gervais
2018 «Cycles croisés» 6b, Saint Denis

résidences :
2024 résidence « Coup de pouce » L’H du Siège, Valenciennes

prix 
2024 finaliste du prix Mourlot

publications
https://art-icle.fr/quelques-toiles-de-la-jeune-peintresse-jeanne-andre/

Pascale Blaizot

Née en 1964 à Clamart, vit et travaille à Paris.

Parcours
Diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, section peinture-dessin et de l’École nationale supérieure des Arts-Décoratifs de Paris section édition-presse.
Membre du collectif d’artistes plasticiens
À titre Provisoire, depuis 1993

« Mon travail se nourrit de manière souterraine des sensations provoquées par les instants ténus, fugitifs et subtils que je saisis à la dérobée. La transparence et la vibration d’une lumière, l’air qui bruisse autour des figures, humaines, végétales ou animales qui passent et disparaissent, éphémères. L’huile, le fusain et le pastel sec sont mes médiums de prédilection. Ils me permettent de tirer parti de l’accidentel, de l’imprévu pour créer des images où l’émotion se révèle. Je ne travaille pas directement d’après nature mais, pendant la première phase de réalisation, je m’aide d’un corpus d’images extrait de supports divers. J’ai choisi le parti pris de la rêverie. L’ensemble de mes œuvres forme un espace libre et vivant, en évolution permanente où se joue une poésie primitive, animiste. Il invite la personne qui regarde à prendre la tangente et à emprunter les chemins qui ramènent à l’enfance et aux rêves. »

Actualités
Mai 2026 : biennale des arts Saint-Augustin-sur-mer – Charente-Maritime
Octobre-novembre 2026 : exposition collective à Budapest dans le cadre de la biennale européenne des blancs-manteaux

Expositions et prix
2025 : Galerie Cécile Dufay – L’Eté sans fin – Paris, Biennale européenne des Blancs-Manteaux – Croatie-Paris
2024 : Galerie Juraj Klović – Rijeka – Croatie
2023 : une toile de la série «Désastres» dans le Monde diplomatique de décembre
2021 : intégration à la fondation Taylor, prix Aralya du magazine d’art Aralya
2015 : Fondation Louis Vuitton – exposition Recto/Verso – Paris – Vente caritative pour le Secours Populaire
2010 : Éditions Textuel ouvrage collectif « CHIEN, incroyable livre des merveilles contenant nouvelles et miscellanées… . », sous la direction de Philippe Di Folco.
2006 et 2011 : 1er prix de peinture, salon des artistes de la ville de Paris
2003 : exposée au salon d’art contemporain de Montrouge

Laïla Bourebrab


Née en 1959 à St Germain en Laye, elle vit et travaille dans les Yvelines.

Formation
1976 Entre à l’Ecole Auguste Renoir Paris
1980 Histoire de l’Art à Nanterre
1983 – 2025 Médiation culturelle aux monuments historiques et au musée Maurice Denis
1979 – 2016 Danse contemporaine, aux Ballets modernes de Paris avec José Montalvo, puis dans différentes compagnies

Parcours
1991 et 1992 Ateliers ouverts du Génie de la Bastille ; ses peintures prennent la forme de triptyque
1994 exposition salon Itinéraire Levallois-Perret
1997 exposition personnelle galerie du Grand Cerf Paris
1999 exposition au salon SNBA au Carrousel du Louvre et cette même année exposition collective au musée Maurice Denis Saint-Germain-en-Laye.
2002 – 2010 galerie Envie d’Art
2005 exposition personnelle à Saumur
2009 exposition Galerie Exit
2014 Performance à la galerie Oberkampf Paris avec la compagnie G’ danse contemporaine
2018 premier travaux de livres peints
2019 exposition au Bastille Design Center au salon bellaz’art.
Publication de trois tableaux dans Le Monde diplomatique
Rencontre avec Grégor Podowski : exposition salon de Fontenay-sous-Bois Arcité
2022 les techniques de gravure et de monotypes deviennent une pratique courante
2023 exposition collective Traversées de papier à la galerie Cécile Dufay dans le cadre de Traversées Africaines
2024 exposition avec le collectif Grap’s Auvers
Exposition les Antres à l’Orangerie de Soisy sous Montmorency, en duo avec Jean-Pierre Lafaye
Exposition à Saint-Ouen dans le cadre de Pour l’art pour l’Afrique avec Séverine Assouline et Hyacinthe Ouattara
Exposition collective Auvers-sur-Oise en duo avec Irène Jullier.
2025 exposition collective à Bougival. Exposition à Vauréal
Exposition Journées du patrimoine au musée Maurice Denis.
Céder sa plage, galerie Cécile Dufay
ST’ART Strasbourg avec la galerie Cécile Dufay

Démarche
« Le tableau n’existe pas dans ma pensée…
À partir de quel moment existe-t-il ?
Au moment où tout se rassemble en moi pour le peindre : l’énergie, l’assurance et le doute cohabitent pour que le geste, la matière, la couleur me guident.
Mes peintures sont des visions poétiques que mes mains avides de mêler tous les matériaux, composent.
Qui tient les rênes ? Faut-il le savoir ?
Le souvenir, l’absence, l’émotion le désir de se reconnaître – ou juste le présent ? L’expérience de la création et la pratique de l’art sont une affaire de rencontre et de tension en soi-même. Les donner à voir et une fête, l’artiste ne doit pas pour autant être amolli ou détourné par le jugement.
Je ne cherche pas à poser les ombres ou la lumière là où on les attend.
La nature est si juste qu’il me semblerait ne jamais pouvoir m’exprimer en imitant sa réalité.
Mes compositions sont des agacements de matière superposées, de signes révélateurs. On découvre la présence d’un animal, d’un personnage, d’un site.
L’œil est invité à deviner. »


Actualités
Projet en duo avec l’artiste Mina Koko, photographe vivant à Bangkok, sur l’Etat du ciel

Noëllie Brun

Noëllie Brun est née en 1981 à Vaison la romaine, elle vit et travaille en région parisienne.

Parcours
Après des études à l’ENSAA Duperré, elle réalise des photomontages peints pour la mode et l’édition. Actuellement elle travaille en mapping vidéo et expose ses peintures avec la Galerie Cécile Dufay.
Grande coloriste, elle utilise l’esthétique du cinéma d’animation pour trouver à l’huile, en couches successives très fines, une lumière translucide et un effet d’arrêt sur image.
Les scènes qu’elle présente, quotidiennes, sont des témoignages de la vie simple. Le monde populaire et ouvrier, les « gens normaux », sont sa source d’inspiration : ses oeuvres évoquent des instants volés, des photos trouvées.
Sa collaboration avec Cécile Dufay remonte aux années 2000, dans le contexte de la galerie Edgar le Marchand d’art. Ses grands formats en peinture ont été présentés lors de l’AAF Bruxelles 2021 avec la Galerie Cécile Dufay, et dès 2010 via la galerie Dufay/Bonnet. En juin 2025 elle expose avec Virginie Lhomme Fontaine à la Cité Audacieuse le projet « Nanas in situ » , interview et portraits de femmes artistes sur leur lieu de travail.
En janvier 2026 elle expose au 59 Rue de Rivoli avec le collectif « les Voltairines ».

Actualité

Hors Saison, trio show avec Benoît Debordes et Nicolas Canu Miserey en mars Galerie Cécile Dufay.
Mapping video sur le Palais de Monaco en juin 2026.

« Mes peintures questionnent la présence de la figure humaine et son rapport à son environnement, humain ou non humain : perméabilité, intrication, porosité, insignifiance, isolement, symbiose, osmose. Elle questionne l’interdépendance de l’individu et de son milieu, comment celui ci nous traverse et comment nous le traversons ».

Nicolas Canu Miserey

Né en 1976 à Sainte-Foy-les-Lyons, il vit et travaille à Bayonne.

Parcours
2016-2019 : Représenté par la Galerie Virginie Baro, Bayonne
2017-2020 : Représenté par la Galerie Faure-Beaulieu, Paris
Depuis 2022 : Représenté par la Galerie Cécile Dufay, Paris

Formation
2008 : Capes Arts Plastiques, Architecture, Université Bordeaux IV
2001-2007 : skater professionnel
2001 : Maîtrise Arts Plastiques, La Sorbonne,« Poétique du Barbecue » sous la direction de Richard Conte

Sélection d’expositions personnelles
2024 : Galerie Atelier N, Bayonne
2021 « NOWHERE / NOW HERE » Galerie Municipale d’art contemporain, Mourenx
2019 Cinéma indépendant l’Atalante, Bayonne

Sélection d’expositions collectives
2025 : Atelier Chris, expostion collective Bayonne
2018 « Paysages sans visage » Galerie Faure Beaulieu/ Caravane Studio Galerie, Lyon
2017 « Benefit Art Auction » Bemis Center For Contemporary Art, Omaha, USA

Actualités
HORS SAISON, trio show avec Benoît Debordes et Noëllie Brun en mars 2026 à la Galerie Cécile Dufay

 » Je suis le peintre des paysages contemporains…
Le tableau autant que l’atelier sont pour moi un espace défini : un refuge. Peindre est une façon de se fabriquer une alcôve de pensée.
Sédimenter, strate par strate, la matière colorée sur le support revient à fabriquer un territoire où dialoguent pensées intimes et monde extérieur. Un peu comme le passager d’une voiture qui avale les kilomètres, et qui mêle ses réflexions silencieuses au paysage observé distraitement par la fenêtre…

C’est une manière d’affirmer l’acte de peindre et de le recevoir en tant que spectateur, comme un processus de lenteur et de contemplation : ramener le regard à une temporalité plus géologique qu’algorythmique.« 

Benoît Debordes

Né en 1970 à Corbeil Essonnes. Vit et travaille en Bourgogne.

Parcours
1990/93 : ENSBA Paris. Parallèlement école des Beaux Arts Montparnasse (peinture composition) & Grande Chaumière (modèle vivant ) 
Collaboration avec Léo Torres Aguero (couleur)
Georges Noël (composition) 
École d’illustration publicitaire Paris

Actualités

2020 : GB Kunst , galerie Palais Walderdorf, Trier (Allemagne)
2024 Galerie Cécile dufay
2024 Début des sculptures avec le plastique de récupération
2024 Deutsh RichterAkademie Trier
2026, mars : Hors Saison, exposition en trio avec Noëllie Brun et Nicolas Canu Miserey.

Démarche
« Ma démarche artistique s’inscrit dans une figuration intuitive, la figure étant pour moi un garde-fou aux dérives conceptuelles. Il s’agit de regarder cette peinture, sans arsenal critique. Un médium traditionnel comme la peinture à l’huile offre la possibilité de jouer avec la matière à l’infini dans le cadre de la figuration. 

Si parfois les règles de la figuration sont transgressées , elles le sont pour servir la forme. Je cherche en permanence un langage visuel qui me permettra de traduire un nouveau réel par la médiation de la forme. Après avoir produit des peintures abstraites, ou déjà le travail de la matière me fascinait, j’ai choisi de retourner à la figure. La peinture est à mon sens une discipline pure, peu élitiste, elle ne repose pas uniquement sur la rupture systématique des codes pour évoluer.

Ma démarche n’est donc pas disruptive, elle tente de s’inscrire dans une continuité qui cherche à libérer des forces invisibles pour leur donner forme dans un récit animiste. Chaque élément, organique, minéral ou végétal, est traité sur un pied d’égalité, l’enjeu étant de prélever la vitalité inhérente à la conjonction de ces éléments. »

Djomino

Né en 1990 à Abidjan. Vit et travaille en région parisienne.

Parcours
Djomino, de son vrai nom Djoman DABAH a grandi au carrefour de deux cultures et de deux pays : son père est Ivoirien et sa mère Ghanéenne – descendante de la lignée royale Ashanti. Il est lauréat d’un prix d’Arts Plastiques en Côte-D’Ivoire et est diplômé en dessin industriel.
Le plus important pour lui est certainement d’avoir été initié dès le plus jeune âge à la spiritualité Africaine, par un grand prêtre Lobi et par sa mère, ainsi qu’aux arts traditionnels et à l’univers des masques, le dessin devenant pour lui un refuge et un langage intime.
Il développe une sensibilité profonde pour les racines et la mémoire culturelle de ses différents lieux de vie.
En 2023 puis 2025 il participe à la Biennale d’Arts de Ballancourt. En septembre 2024, il expose au Château des Tourelles du Plessis-Trévise : un solo show composé d’un parcours en 31 toiles, ponctué de céramiques.

Démarche
 » Ma démarche artistique, dite de transe, est réalisée sans esquisses préparatoires, tous les éléments composant la toile m’apparaissant après avoir atteint le point culminant de mon état spirituel, obtenu après l’écoute intense de musiques traditionnelles Africaines.
A travers des toiles colorées teintées de références culturelles, spirituelles et politiques, je documente mon époque, interroge le monde d’aujourd’hui et pousse à la réflexion sur la perception identitaire par des compositions faites de masques Africains utilisés selon leurs rôles ancestraux, d’acrylique, de peintures à huile, de Marker, de pastels gras et de collages.
J’explore dans mes œuvres la tension entre la tradition, la modernité et l’histoire en y abordant tous les questionnements du monde contemporain : sociologie, climat, pauvreté, guerre

Ma recherche actuelle est de plus en plus axée sur le syncrétisme : une synthèse assumée de plusieurs traits culturels d’origine différente, donnant lieu à des formes culturelles nouvelles ou un système philosophique qui fait fusionner plusieurs doctrines différentes.« 

Actualités

2026, mai : 22-26 mai 36ème salon de Chailly en Bière
2026, 23 mai – 27 juin Villa Cathala, exposition sur les masques, Noisy le Grand
2026 exposition et rencontres Maison de la Conversation, Paris 18°

Maria Ducasse

Née en 1985 à Pessac, elle vit et travaille à Angers.

Parcours
Diplômée des Beaux Arts de Paris, ayant parfait sa formation à Berlin, lauréate de la bourse François Dujarric de la Rivière en 2012. “Séries et variations” , Galerie les Heures Bleues, Visan, 2018. “A kind of Magic”, Galerie Mémoire de l’Avenir, Paris, “Parcours de l’Art”, festival d’art contemporain, Avignon, “Le solstice de la chair”, le 100ECS, Paris, 2019. Centre d’art d’Eckbolsheim, “Galeries Ephémères de Shingui” Cour Damoye, Paris, 2023. Publication dans Artension en 2024. Présentation à l’Affordable Art Fair de Bruxelles en 2024 et 2026 par la galerie Cécile Dufay. Exposition personnelle à la galerie Cécile Dufay en juillet 2024. Participation au Salon Amour VI, commissariat Laurent Quénéhen, en 2025, suivi de “L’Erotisme autrement” Galerie M, Paris, 2025. 

Démarche

“Ma recherche porte sur le renouveau de la peinture figurative traversée par la question de l’enfance, non comme motif narratif mais comme état de fragilité et de tension intérieure. Je privilégie une peinture expressive, parfois troublante ou inconfortable, qui accepte la perte de contrôle et l’instabilité plutôt qu’une image maîtrisée ou séduisante. J’interroge la matérialité du corps et sa relation au monde. Ma peinture ne décrit pas : elle dévoile, par fragments et intensités, ce qui dans la chair persiste au-delà de l’image. Inspirée par Rembrandt, Munch et Cézanne, je mets en scène des corps où la mélancolie et la sensualité s’entrelacent pour révéler une humanité profonde. Le geste pictural, brut et volontaire, fait émerger une vérité qui ne se donne pas d’emblée, mais s’inscrit dans l’épaisseur de la toile.  Mon style est expressif : les coups de pinceau affirmés et le blanc de la toile sont laissés visibles, un questionnement lancinant opère sur les frontières entre figuration et abstraction. La matérialité de la peinture et la couleur dans sa dimension physique et immédiate ne dominent jamais les figures mais se côtoient intimement. Chaque toile est une sensation pure, un assemblage d’intensités qui bouleverse et questionne la perception… Chaque tableau devient ainsi une méditation sur ce qui, dans le corps et dans l’expérience humaine, demeure irréductiblement vivant, vivant et insaisissable.”


Actualités :
L’enfance n’est pas un conte de fées” à la galerie Cécile Dufay en mai 2026, solo show à la FIAA (Fondation Internationale d’Art Actuel) Le Mans en décembre 2026, deux expositions personnelles en Allemagne prévues en 2027.

Hamid Fakhoury

Né en 1965 à Casablanca, il vit et travaille dans les Yvelines. 

Parcours

Formé en sculpture à l’atelier Terre et Feu, en peinture en cours du soir des Beaux-Arts de Paris, et en gravure à l’atelier Idem.  
Exposé depuis les années 80 en France, et singulièrement dans le Sud et en région parisienne,
il fait partie de collections internationales, notamment italiennes et américaines.  
D’abord apprécié pour ses dessins et estampes,
il entre chez Paul Prouté, et Marc Brenner.
Ses estampes figurent dans les collections de la Bibliothèque Nationale de France. 
Ses dessins entrent dès le début de sa carrière dans de prestigieuses collections, dont celles de Christian Louboutin et Philippe Starck.
Sa peinture sera exposée à Florence et Milan avec le soutien de l’éditeur d’art Achille Mauri. Les famille d’Agay et Steinitz soutiennent à Paris le développement de sa carrière de peintre – il sera exposé via la Fondation Antoine de Saint Exupéry.  Au départ, ses œuvres sont figuratives,
suggèrent la forme, avec une prédilection pour les corps, les silhouettes entremêlées.
Puis les paysages apparaissent et deviennent progressivement
des paréidolies, formant des scènes fragmentées, des ouvertures sur d’autres mondes cachés, avec une belle rigueur chromatique et une vibration intense, qui deviendront une passion pour le bleu et les ciels. Le peintre le souligne : “il faut garder le silence. Le ciel est à tout le monde”.  
Au tournant des années 2000, il se concentre sur le développement de sa sculpture : des bustes, revendiquant à la fois l’héritage viril antique et celui du modelé à la française d’un Bourdelle, tout en puissance et refus des détails inutiles. Physiques populaires et clairement africains, éprouvés par l’existence, ils évoquent 
le lutteur, le gardien. Sculpture clairement post-coloniale, elle échappe au regard extérieur,
qui juge et jauge. Elle impose une esthétique de force contenue, de noblesse intrinsèque, de dignité intouchable et de beauté immémoriale.
L’artiste revient actuellement au dessin, dans l’abstraction, sous forme d’images mentales proches de connections neuronales.
 
Démarche

« Je suis attentif à l’écho des voix qui se sont tues. 
Mon parcours de vie, comme mon parcours d’artiste,
est lié aux années 80. Le Palace, le Privilège, les défilés de haute couture pour Yves Saint Laurent, Yoji Yamamoto, Jean-Paul Gaultier, les après-midis chez Alaïa, chez Pierre et Gilles, les années passées entre Tokyo et New-York, les photos avec Oliviero Toscani et Peter Lindbergh, les repas à la Coupole avec Keith Haring… tout à l’époque semblait facile, beau, léger, fluide, un peu fou. Et puis le sida est arrivé, a tout dévasté. Difficile de réaliser ce qu’était une époque où l’on passait en quelques mois à peine de fêtes incroyables à une succession d’enterrements de jeunes hommes magnifiques, terrassés par la maladie. 
L’art est la plus grande des disciplines de vie et la plus précieuse des consolations. J’ai cherché dans la spiritualité les réponses

à mes questions, mais c’est ma pratique qui les a apportées. Je ne veux pas me replonger dans ces années de jeunesse, je veux passer outre, sans perdre le lien avec ceux que j’ai aimés.
Je fraternise in Memoriam. Je retiens les sourires et la mansuétude des regards. Chaque touche de couleur et chaque ligne tracée égrènent le chapelet de souvenirs brillants. Ce sont des parcours qui aident chacun à quitter le pays des larmes. Il y a d’autres contrées. » 

 
Actualités 
2026, janvier : médaille d’honneur de la Ville de La Verrière 
2025, mars : Solo Show Les leçons des Ténèbres, Conservatoire des arts de Montigny le Bretonneux 
2025, mai : Présentation des fusains lors de Traversées Africaines à Paris, dans l’exposition Noirs et Bleus, Galerie Cécile Dufay 
2025, juin : Inauguration du bronze monumental Les Frères, la Verrière, Yvelines 
2025 : devient membre de la Fondation Taylor 
2024 et 2023 : présenté par la galerie Cécile Dufay à l’AAF Bruxelles, Tour et Taxis 
2024, juin : « Bleu Jour », exposition en Arles à l’invitation d’Eric Bergère, chez Dou Bochi. Avec les peintures d’Hélène Legrand. 
2024, janvier : « Over the Rainbow » à la galerie Cécile Dufay, avec Shuji Fukushima et Mohamed Kahouadji 
2023, mars : Tanger, le premier bronze fondu par de Coubertin, est présenté sur la foire DDessin Paris grâce au soutien d’Eve de Medeiros.
The Art Momentum publie 
« Tanger, gardien de l’humanité commune ». 
2022, septembre : Hamid Fakhoury ou le rappel au sacré, exposition personnelle à la galerie Cécile Dufay.

Catherine Fournié

Née en 1955 à Toulouse, où elle vit et travaille. 

Parcours
Formée à la Méthode Martenot et cours du soir des Beaux-Arts de Toulouse.

Elle crée son atelier à Toulouse en 1976 , qui lui permet d’exercer son art librement en parallèle. 

Elle expose dès 1981, surtout en galerie ou dans des centres culturels, dans un ancrage local et régional marqué.

A partir des années 2020, elle élargit son périmètre d’exposition et signe en 2024 avec la galerie Cécile Dufay, puis en 2025 avec la galerie Fleury-Lodève. La galerie Cécile Dufay, séduite par la force tellurique de sa touche et l’explosivité parfaitement maîtrisée de sa palette, la justesse puissante et profonde de son “sentiment de la Nature” aussi, sans doute lié à son ancrage quasi physiologique à sa région, dont elle arpente tous les escarpements et dont elle absorbe toutes les illuminations, l’a présentée en 2024 et 2025 dans deux expositions : Ad Vitam Aeternam avec Jean-Pascal Brotons et Albertine Trichon, puis Céder sa Plage avec Laïla Bourebrab. Elle est présentée pour la première fois en foire lors de l’AAF Bruxelles 2026. 

Démarche

“Aujourd’hui, j’approfondis ce qui est profondément  présent dans ma peinture, qui s’émancipe de la représentation depuis un certain temps. 

La recherche de la lumière, le travail de la couleur bien sûr. 

Mais aussi et surtout : l’imprévisible. Chaque peinture a sa logique propre dans laquelle j’essaie d’entrer avec beaucoup de liberté, afin de créer un dialogue entre la toile et moi-même. Ma  recherche s’inscrit dans le temps , selon ce qui apparaît, souvent une forme qui fait écho à un paysage ancré au fond de ma mémoire , les mouvements du ciel, le bruit de l’eau, les rochers et la végétation. Cette notion de lenteur et d’approfondissement, la recherche patiente de la force interne au geste de peindre, elle me vient aussi de mon attachement à la peinture classique qui reste pour moi une référence, dont j’ai toujours besoin de me nourrir comme artiste et comme individu.

J’ai la même approche sur mes toiles peintes à l’huile et sur mes recherches à l’encre, à l’acrylique ou au pastel sur papier.”

Focus sur la peinture

Dans ses toiles, la lumière du Sud explose en feu d’artifice de couleurs, avec la somptuosité incroyablement sensuelle d’un tissu Fortuny.

Les mystères florentins, les ombres vénitiennes, l’altière puissance de Rome, cette urbanité absolue des jardins antiques semblent enclos dans ces promenades, ces bouquets effleurés qui, toujours, préservent leur part d’ombre.

Les racines ariégeoises de la peintre toulousaine rejaillissent ou sourdent, mais toujours apportent cette âpreté grave, minérale, sèche et énergique qui contrebalance la vivacité des couleurs. La part de douleur, de descente en soi et de soumission volontaire à la peinture est transcrite, gravée parfois, dans la matière même de la toile.

La peinture de Catherine Fournié est frémissante, forte, parce qu’elle n’ignore aucun des sens, parce qu’elle donne en abondance et avec densité, en un foisonnement explosif, couleurs, matière, travail de la surface, touches variables – pinceau, couteau, brosse, main.

Et soudain l’on comprend : sa couleur même est minérale. Elle provoque la même fascination que ces roches aux couleurs surnaturelles, qui vibrent dans les arêtes tranchantes des pierres cachées aux tréfonds de la terre.

Actualités

2026, janvier : exposition personnelle Galerie Bouquières à Toulouse (avec les sculptures de Jean Pascal Brotons) 

Février : Affordable Art Fair Brussels 2026 présentée par la Galerie Cécile Dufay

Shuji Fukushima

Education :
2025: Nikken Academy,Omiya School,Saitama,Japan.
2012: CS creators school,meguro,Tokyo,Japan.
2008: KEN SCHOOL,Graphic,Tokyo,Japan.
2007: Tanuki Corp,New York.
1999: Ueda College of Fashion,Osaka,Japan
1998: Imari Agriculture and Forestry High School.

Career path :
Born in Saga Prefecture, Japan in 1979. He studied the basics of oil painting and drawing in high school, and in 2007 he interned at Tanuki Corp in New York, where he was exposed to New York art. He began holding solo exhibitions in 2006 and studied at design school, and since 2010 has been developing artworks based on his own unique « fog concept, » inspired by Odilon Redon’s misty expressions. To date, he has exhibited his artworks in solo exhibitions, group exhibitions, art fairs, and other venues both in Japan and abroad.

Solo & Group Exhibitions :
2024: Galerie Cécile Dufay, »over the rainbow »,trio show,Paris,France.
2021: Affordable Art Fair Brussels (Galerie Cécile Dufay),Brussels,Belgium.
2021: Galerie Cécile Dufay, »GODS & FOG »,Paris,France.

Prizes:
2017: Winzer von Erbach,Wine label,Germany.
2010: Tadanori yokoo,MUSEUM OF ART NISHIWAKI, »8th and nationwide public advertisement Nishiwaki City thumbhole grand prize exhibition »,Hyogo,Japan.
2009: Towada Art Center, »ANONYMOUS COWARD AWARD »,Aomori,Japan.
Other: « Saga Prefecture Art Exhibition »,Saga,Japan.

« Since 2010, I have been creating paintings with theme of my own unique « fog concept », inspired by Odilon Redon’s like foggy expressions,and I am also interested in how my artworks will be received by society. The « fog concept  » that I am considering is not simply fog as a meteorological phenomenon, and that fog expressed metaphorically as something that « covers » or is a « veil » of « mystical elements (modern society, Greek mythology, childhood, and various other keywords) ».

When we think of fog in modern society, it brings to mind a sense of floating, ambiguity, reflecting the human psychological state, moving through a fog, an era in which it is unclear what will happen in the world, and a number of unstable elements; it can also be seen as a truly « semi-transparent » society. On the other hand, when I think of fog in mythology, which is an important element to me, I do not simply think of it as a natural phenomenon, but also think of fog as a mysterious « veil » for the gods, hiding sacred areas, and as a « boundary » to other worlds, such as between the real world and another realm, or between the world of gods and the world of humans.

One morning a few years ago, I encountered a huge fog. Buildings, high-rise apartment buildings, roads, cars, and trees were covered in pure white fog very close to me, and I felt as if I was in the clouds.

The elements of fog, modern society, Greek mythology, and childhood are all interconnected, like dots joining together to form a line; the « fog concept » may be a key perspective for us. « 

Nicolas Gagnaire

Né en 1979 à Saint Etienne, où il vit et travaille.

Diplômé des Beaux-Arts de Saint Etienne, il est également formé à la Villa Arson à Nice et à l’Académie des Arts de Budapest.

Parcours

2023 / 24 : Exposition de groupe Artboxx Luriecq

2023 : Exposition galerie une image

2022 : Exposition de groupe, galerie Giardi Saint Etienne

2022 : Exposition de groupe La Fabrique des Alliances avec Boris Raux et son collectif.

2021 : Entretien et texte critique de Barbara Satre

2021 : Exposition association FLUX LIBRE – ancienne usine à soie

2021 : Obtention de la Bourse nationale de la DRAC, « Traversées »

2020 : Bourse de la ville de Saint-Etienne (aide à la création)

2020 / Septembre : Exposition personnelle, Galerie une image, Saint-Etienne

2020 : Exposition Galerie des Limbes, Projet « Parenthèse » vente aux enchères solidaire

2019 : Exposition au Carré des Nuances – Musée d’Arts Modernes de Saint-Etienne – MAMC

2019 : Exposition collective Flux libre – Saint-Just Saint-Rambert

2017 : Bourse de la région Auvergne-Rhone-Alpes

2004 – 2007 : Exposition collective Galerie de la Marine, Nice

Exposition Outside in Kuplung, Budapest

Exposition « Les Intouchables » Nice

Exposition IN SITU à l’occasion de la commande publique «Hors commerce», Villa Arson – Nice


« D’un coté il y a des peintures aérées, sur toile ou sur papier, dont le fond blanc est très présent. Sur ce blanc se posent des paquets (dire « ensembles » serait plat) de marques de couleur dispersés sur la surface et des gestes d’écriture expressive tendus. Dans des œuvres plus récentes, ces gestes sont comme des griffures… Les couleurs sont lumineuses et même parfois joyeuses, je dirais presque printanières, comme celles d’une prairie (blanche et non pas verte) avec des touffes de fleurs, mais aussi la menace de masses noires et grises, comme celles de nuages venant peser sur le paysage.

Bien qu’il s’agisse de peinture abstraite, je ne peux pas en parler de manière formelle. S’impose en effet irrésistiblement ce que ça évoque et communique. Certaines peintures sont presque heureuses, d’autres inquiètes, voire anxieuses face à la menace du noir et des ténèbres. On pense à Twombly mais celui-ci était toujours entre le graffiti et le poème. Chez Gagnaire, le sentiment du paysage abstrait l’emporte. Les peintures ne sont pas savamment composées et on ne trouve rien de prémédité. Pourtant, elles ont un équilibre qui surprend si l’on tient compte de l’improvisation apparente du peintre. Le mot qui me vient est celui de grâce. Oui, il y a là un équilibre de grâce, celui du funambule, de l’équilibriste ou du musicien dans une improvisation : ça retombe toujours juste.

D’un autre côté, il y a un tout autre registre, avec des peintures sombres, très sombres, maçonnées et quasiment scellées, couvertes de noirs très noirs, ou des bleus ou des verts tout aussi sombres. Des signes graphiques et gestuels forts montent de ces scellements, balafrent ou strient la surface. Quelques images de fleurs, ou d’astres, ou de ténèbres, ou de laves en fusion apparaissent, elles aussi noires, qu’on distingue à peine du fond tourmenté.

Une alternance donc de tourments et de bonheurs, de cauchemars et de rêves, de menaces et de calme.

Gagnaire reconnaît être profondément angoissé et marqué par les événements du monde, grands incendies à la taille d’un continent ou presque, guerres et destructions, bouleversements climatiques. En même temps, il sait aussi se « débrancher » de ces hantises et s’échapper vers un monde naturel encore isolé, soustrait au tumulte et à la violence, un monde à part où trouver la sérénité et même une sorte de gaieté.

J’ai le sentiment que cette libération, Gagnaire la trouve dans le plaisir de peindre, pas un plaisir académique chargé de sérieux et de prise de tête , mais celui de réussir avec grâce ses cabrioles. Ce mot un peu désuet m’est venu « comme ça » et, gêné, je suis retourné voir son sens en détail. Il s’agit d’« un mouvement par lequel une personne saute légèrement en l’air pour se retourner sur elle-même ». Les écrivains du XIXème siècle (Balzac, Gautier, Flaubert, Maupassant) l’utilisent fréquemment pour parler de la gaieté et de la joie. Le paradoxe de Gagnaire est d’alterner sans effort le noir le plus noir et quelque chose comme de la joie.

En matière d’évocation, j’ai parlé des signes de Twombly. Il y a aussi la maçonnerie de Scully. 

Il y a plus encore l’inspiration de Philip Guston, cet artiste majeur qu’on met enfin à sa place, auquel j’ai aussitôt pensé en voyant les premiers tableaux alors que la ressemblance d’image n’est pas évidente. L’évocation tient à une parenté de touche et de traitement du matériau couleur. Elle tient surtout à l’atmosphère de cauchemar, de rêve éveillé, de confinement et de violence aux portes de la perception. 

J’indique ces références non pas pour « notabiliser » Gagnaire, dont je ne pense pas que ce soit le souci premier, mais parce qu’il y a chez lui une sorte de cannibalisme tranquille et naturel. Il ne fait pas de citations, ne cherche pas des parentés, ne singe pas des héritages, mais on sent qu’il y a des peintres qu’il aime et qu’il regarde et qu’il reprend avec bonheur et simplicité. Tout comme on sent son lien avec Denis Laget qui fut son professeur ou avec Franck Chalendart, autre Stéphanois. Bref, il y a chez Gagnaire une simplicité tranquille tout comme il y a, à d’autres moments, une angoisse profonde, inquiétante et poignante. Et ça fait une alternance elle aussi naturelle, comme un rythme de vie.

Gagnaire est à  l’aise dans les petits formats comme dans les formats moyens, jusqu’à des diptyques ambitieux. Il se peut qu’il soit pour le moment limité par la taille de ses ateliers (et les froidures de l’hiver), mais je ne suis pas certain qu’il gagne à s’attaquer trop vite à trop grand. Il pratique une peinture expressionniste abstraite – je ne parle pas de la fameuse « école » américaine – bien accordée à ses formats. Son expression ne gagne pas à être hypertrophiée quand on sait que l’abstraction court toujours le risque de basculer dans des éléments simplement formels quand elle n’est pas mue par des principes théoriques ou ne vise pas la seule décoration.

Or il y a une adéquation parfaite entre les formats et la sensibilité de Gagnaire. L’expression et la surface sont en cohérence. C’est probablement ce qui fait la présence très forte de cette peinture. »

Yves Michaud

novembre 2023-janvier 2024

Philosophe, critique d’art

et ancien directeur des Beaux arts de Paris

Atisso Goha

Né en 1999 à Lomé, Togo, où il vit et travaille.

Parcours
Le nom révèle parfois notre être profond. En
langue Ewè du Togo, Atisso signifie «bois coupé », prénom hautement symbolique pour ce
sculpteur sur bois de Lomé qui, dès l’adolescence, avait trouvé sa voie. Goha fait écho à Goya… Le nom est un présage.
Sa passion du bois, son matériau de prédilection, s’est affinée à la faveur de ses rencontres avec d’autres artistes et des amateurs d’art qui ont jalonné son parcours artistique. Atisso Goha se définit comme « le sculpteur des géants », car à partir de troncs entiers dont la grandeur peut aller jusqu’à sept mètres de haut, il donne naissance à des personnages issus des croyances et mythes togolais.
Atisso Goha récupère du bois, des souches, des racines, des morceaux de tôles ou du bronze pour en faire des œuvres brutalement expressives et crée un univers composé de formes gigantesques, impressionnantes.
Ses sujets croisent la spiritualité et les effets négatifs des avancées technologiques et scientifiques pour l’être humain et l’environnement.
Il commence à exposer dès 2014 dans les rues de Lomé, capitale du Togo.
En 2023, Atisso Goha entame une nouvelle phase de sa création avec la sculpture métallique, réalisée à partir de matériaux de récupération, essentiellement mécaniques et industriels.
Pour lui, travailler le métal usé, c’est permettre à l’environnement de respirer, tout en offrant
une seconde vie à des fragments industriels chargés d’histoire. Chaque pièce métallique a été
touchée par l’humain : elle porte des empreintes, des énergies, une mémoire collective. À travers ses sculptures, Atisso Goha redonne à ces matériaux une voix, une présence.

De 2022 à 2024, il a perfectionné sa technique grâce à deux professeurs émérites de l’École des Beaux-Arts de Paris, Pascal Aumaître etPascale Marthine Tayou.

Démarche
 » L’important est de ne pas trop détruire, afin que les générations futures ne paient pas les conséquences de nos négligences face au principe de durabilité.
Les formes monumentales et spirituelles relient à un lien perdu à cause de la technologie. Il faut insuffler à ceux qui les regardent un peu de sacré.
Je travaille à même le tronc d’arbre mort que je trouve. Je façonne alors des totems, incarnations d’anciens dieux ou esprits protecteurs. Le fer, l’aluminium, le bronze et le cuivre, les objets de récupération que je prends dans les décharges ou dans la rue symbolisent les conséquences néfastes de la production industrielle sur l’environnement et l’âme humaine.
Mes peintures sont le récit des mythes et des
croyances togolaises que je réinterprète, dans un esprit d’art brut, d’expressionnisme. Je veux redonner une âme à notre monde en perte de repères, en mêlant nos déchêts et la nature elle-même.
Je crois que nos croyances ancestrales ont un potentiel salvateur, une force de guérison sur nos problèmes les plus contemporains. « 

Expositions

Aujourd’hui, Atisso Goha expose essentiellement en Suisse, au Japon, au Sénégal, au Togo, en Côte d’Ivoire, en Espagne, en France.

Expositions personnelles

2025 Kokoli, Artemis Galerie, Lomé
Gakoland, Galerie 111, Lomé
2024 Inta-net Kyoto, Windows vol 01 Japon
Bébé Géant, Bénin
Pavillon des arts, Espagne , Les enfants du bonheur
2023 Galerie 111, Lomé, Devio vivissem
Azz-art, sculptures, Cote d’ivoire, Le regard des inconnus
Galerie Sebban, Paris Eken
2022 Galerie Sator, Paris, Amatavi
Löesaal, Coire-Suisse, Le Monde marche sur un pied
Hôtel 2 Février, Lomé, Azonli
2021 Institut Français du Togo, Lomé, Les Géants d’Afrique
2019 Hüstler, Nest Center, Suisse,
Ametence, Lomé Sculptures
Galerie Négrillis, Lomé, Les totems d’Atisso
2018 Galerie notse, Togo, Agonkoli
Grand Rex, Lomé, Les vœux Perdus
2014 Galerie d’exposition Djidjole, Lomé, Histoire cachée

Expositions collectives
2024 Walls House of art, Abidjan, Village
AAF Bruxelles avec la Galerie Cécile Dufay
DDESSIN, Paris, avec la Galerie Cécile Dufay
Galerie Sebban, La vie sur la ligne rouge, Paris
Abaye Saint Nicolas de Verneuil sur Avre et Iton, Biennale de la Sculpture, Racines Perdues
Novotel, Le corps que tu étais hier, Bénin
Galerie Cécile Dufay, Paris, La vie en confettis, avec Drissa Yalcouyé et Tayeb Belbachir
2023 Palais de Lomé (Musée) Dig where you stand
Galerie Cécile Dufay, Dans tes yeux, avec Erik Rivera
Résidence Cête d’ivoire
2022 Galerie Sebbane, Paris, Les racines perdues
Biennale de Dakar Off
Galerie des Beaux- Arts de Paris, Go to Togo
2021 Künstim Gespraech, Suisse, Les frères
Galerie Obertor, Chur , Ameta, Suisse
2020 Galerie Sator, Paris, Le temps coule
2019 Art Laguna prize, Venise, A côté de l’autre porte
Hôtel Onomo, Lomé, Les Amoureux
Ambassade d’Allemagne, Lomé, Les totems d’Atisso
Creativity of Africa, Egypte, le Monde marche sur un pied
2018 Locaux de TV5 Monde, Lomé, Les Esclaves
2017 Hôtel 2 février, dans le cadre du forum Agoa, Lomé, Même Histoire

Résidences
2024 Résilience – Côte d’Ivoire
Fallen Head, Saint Denis – France
2023 Construire, Déconstruire, Reconstruire, Dakar
Die andere Seite der Tür, Chur Suisse
2022 Devio Espagne
Verneuil-sur-Avre France
Creativity of Africa, Egypte
Beaux-Arts de Paris
2021 Artmessiame, Lomé

Prix
Prix 2019 Oscars of Africa Creativity, premier prix sculpture , Égypte
Prix 2020 Festmo Larhictecture, Togo

Gilbert Houbre


Né en 1957 à Oullins, peintre et graveur, il vit et travaille en Bourgogne .

Parcours
1980 Diplômé des Arts appliqués de Lyon puis
de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris.
1984 – 2022 Professeur de dessin, gravure et de peinture à l’Ecole Emile Cohl de Lyon
1984 – 2006 Illustrateur documentaire jeunesse (Gallimard notamment)

Démarche
« Après 25 ans d’illustration documentaire, je pratique la peinture et la gravure en alternance, suivant l’humeur ou la nécessité de l’outil pour exprimer mes émotions , mes peurs, mes colères.
A travers une démarche en cycles : cycle des corps et paysages en peinture (grands formats), cycles des arbres en gravure, cycle des gouaches sur la guerre, cycle des gravures sur l’actualité .
Peindre, c’est engager le corps, le sien et les autres dans l’espace de la toile.
Peindre, c’est chercher dans le noir de ses certitudes et de ses doutes , quelques lueurs de beauté …
Peindre, c’est trouver sa place dans ce cycle infini des images
Peindre, ce n’est pas dessiner….
Peindre, c’est exister
Peindre, c’est le silence des mots, la captation du temps…
Graver, c’est l’art du trait, du sillon…
Graver, c’est faire parler mon imaginaire.
Graver, c’est ce que la peinture ne peut pas faire
Graver, c’est le langage du noir et blanc
Graver, c’est la maitrise de la matière…
Graver, c’est partager…
Peindre, graver, fondamentalement, c’est abstrait.
« 

Publications
2014 Catalogue d’exposition Rencontres N°3.
Le Polaris (peinture)
2024 Texte de Patrick Vignoles
Revue ACTUEL n° 32
Texte de Philippe Choulet (gravure), extrait :
« La gravure, comme tout art véritable, c’est du corps, mieux : une rencontre entre un corps vivant, habile, intelligent et curieux, et certaines matières propres à exciter son heuristique (burin, cuivre, cire, résine, encre, acide, vernis, sucre, colle…). Et ce rapport
peut être de complicité et d’adversité. Ainsi, chez Houbre, deux “manières”.
L’une, naturaliste genre extrême-orient, traite des entrelacs du cognassier, avec des aquatintes au sucre, discrètement colorisées. L’œil est dynamisé par les lignes qui jaillissent de multiples centres et qui zèbrent l’espace, ou arrêté par la rondeur des fleurs et
des fruits, et ce sur fond neutre qui restitue une certaine profondeur. Extase du temps, et
en même temps, à l’en croire, suivi continu des devenirs de l’arbre, par sortes d’instantanés.
L’autre, plus métaphysique, traite des énigmes de “présentation” des corps humains
— entre manières de se présenter et manières qui les représentent. Le thème est celui de l’incommunicabilité foncière entre les êtres : illusion de communauté, malentendu, indifférence aveugle — l’esprit est toujours ailleurs, dans le train continu de ses images, de
ses rêves et cauchemars. »

Actualités
Février 2026: exposition collective De l’Amour au coeur & du coeur à l’amour, Festival Strasbourg, mon amour.
Mai 2026 : salon MAIMAC Pérouges, peinture
Septembre 2026 : Exposition collective, peinture et sculptures, Hôpital Saint Jean, Montreuil- Bellay
Novembre 2026 : Galerie Cécile Dufay, ST-ART Strasbourg, multiples

Principales expositions
2008: Ateliers Terreaux, Lyon. Corps à corps, peintures et gravures
2010: Galerie l’Antilope , Lyon
2012: Galerie Jean Louis Mandon, peintures
2014: Le Polaris, Corbas, peinture
2019: Galerie B+, gouaches
2019: Salon Lyon ART Paper
2019: Galerie Descours, Singuliers multiples
2020: Galerie B+, peintures
2021: Centre culturel d’Ecully, peintures
2022: Galerie l’Oeil Ecoute, Lyon
2022: Réfectoire des moines, Tournus,
Rétrospective : peintures
2023: Salon Lyon Art Paper
2025: Première biennale internationale de Gravure, Fresnes-sur-Escaut
2025: Galerie Ories , Lyon. Gouaches, monotypes et gravures
2025: Galerie Cécile Dufay, trio show, L’Eté sans fin
2025: Musée de l’Hotel Dieu, Greuze, Tournus, Rétrospective : gravures
2025 : Salon Lyon Art Paper
2025 : Galerie Cécile Dufay, ST-ART Strasbourg, multiples

Juliette Lepage Boisdron

Née à Paris en 1971, elle vit et travaille à Bâle.

Parcours

Juliette Lepage Boisdron a grandi entre l’U.R.S.S, les Émirats Arabes unis, le Nord de la Chine et l’Afrique subsaharienne. Dès son enfance, ce parcours multiculturel a nourri son imagination et façonné sa sensibilité artistique.Titulaire d’une maîtrise en Histoire de l’Art de la Sorbonne, Juliette a toujours peint, menant parallèlement une activité professionnelle lui permettant de soutenir sa pratique artistique. Dans les années 1990, elle dirige une galerie d’art à Singapour, avant de s’installer en Inde où elle devient agent d’artistes. Ayant vécu plus de quinze ans en Asie, Juliette a été profondément marquée par l’art et les philosophies de la région. Cette expérience nourrit aujourd’hui sa pratique du dessin à l’encre sur papier de riz. En 2017, Juliette retourne à Singapour pour approfondir sa connaissance de la peinture chinoise — traditionnelle et contemporaine — sous la direction de Lim Choon Jin au Lasalle College of the Arts. Aujourd’hui Juliette vie entre Bâle, Paris et Lisbonne. Elle est membre de plusieurs associations artistiques dont Visarte, DOCK Basel et plan d’Est. Son travail figure dans de nombreuses collections privées à travers le monde.

Actualités

1- En 2025, rejoint Visarte, l’association suisse des artistes professionnels, et participe à cette occasion à l’exposition Entrées – Hommages, présentant les nouveaux membres à l’espace d’art M54 à Bâle.

2- À la suite de son exposition au Salon des Beaux-Arts en décembre 2025, intégre la collection privée de la Fondation des Beaux-Arts, Paris.

3- Intègre en 2026 Haus Oslo Ateliers, un collectif favorisant les rencontres et les ateliers avec des artistes et des curateurs engagés dans la scène contemporaine Suisse.

Démarche
« Mon travail parle surtout de la place des femmes dans la société, et plus particulièrement celle des mères.
A la fois puissantes, créatrices, elles sont aussi souvent effacées et vulnérables. À travers mes dessins je cherche à représenter un espace intime et universel, fait de transmissions, souvent silencieuses, parfois lourdes, qui façonnent nos vies dès notre naissance.
La nature est aussi au cœur de mon travail. Plantes, insectes, cactus, bien sûr ils évoquent notre rapport á notre environnement, mais je les vois aussi comme des symboles : ils évoquent à la fois la force et la fragilité, ils rappellent les cycles de la vie, ce qui grandit, résiste, change ou disparaît, à l’image des liens invisibles qui traversent les générations. Mon geste est instinctif, parfois répétitif. Je dessine directement à l’encre, sans croquis préalable, surtout sur le papier de riz, où la moindre hésitation laisse sa trace. Les formes restent souvent incomplètes, déséquilibrées, flottantes. J’aime cette imperfection : elle révèle ce que l’œil ne voit pas, les forces discrètes, les fragilités, les présences invisibles qui habitent le monde. »

Sylvain Lougarre

Né en 1983 à Châtenay-Malabry. Vit et travaille à Paris.

Parcours

Né dans une famille où l’on s’adonne au dessin, à la peinture et à la sculpture, il mène des études de sciences, tout en continuant de dessiner et d’écrire, et obtient un diplôme d’ingénieur en mécanique. Avec quelques amis, il publie de nombreux fanzines et écume les festivals jusqu’à ses 27 ans, où il a la révélation de la peinture. Il s’engage alors dans une passion qui le complète et ne le quittera plus. Au bout de quinze ans d’activité, son œuvre compte plus de 400 toiles et de nombreux dessins, elle est régulièrement exposée, a fait l’objet de deux publications, et est collectionnée en France, en Belgique, en Suisse, en Italie, en Allemagne et aux USA; il fait partie du fond d’acquisition en art contemporain du département de l’Eure.

Démarche

Sylvain Lougarre pratique une peinture figurative. Son œuvre est traversée par les thèmes de la lumière et de la nature, à l’instar de ceux d’artistes qu’il apprécie tout particulièrement : Vincent Van Gogh, Henri Matisse & Albert Marquet.  

« Je suis très sensible à la lumière et je peux être facilement subjugué par la beauté. Le projet d’une nouvelle œuvre naît souvent d’une émotion très intense. J’ai alors l’urgence de cristalliser ce feu dans une œuvre et de le faire s’incarner dans une forme physique pour le conserver et le partager. Ma peinture dévoile tout de mon caractère. Elle porte en elle mon goût de la liberté. » 

Publications

2025 – publication de “Carnet d’Irène”
2023 – publication de “Carnet de la côte d’Amour et de la Presqu’île de Guérande” aux éditions La Geste

Actualités

2026 « Curiosités XS », galerie Duchosal, Paris
2025 ST-ART, galerie Cécile Dufay, Strasbourg
« Lougarre », galerie Duchosal, Paris

Principales expositions
2025 – « Lougarre », exposition personnelle,  galerie Duchosal, Paris
2023 – « Dessins & Estampes », galerie Duchosal
2022 –  «  Aycard, Cherry-Pellat, Lougarre  »  , galerie Duchosal, Paris
2020 – « Décennie », exposition personnelle, CIEM, Paris
2019 – « Motif & mémoire (paysage peint) », galerie Duchosal
2019 – « Travaux de cet été », exposition personnelle, galerie Marine Fargetton, Paris
2016 – Vente aux enchères Art for Autism, Artcurial, Paris
2016 – « Lumières de la côte », exposition personnelle, Galerie les Oliaides, Barbizon
2016 – « Forêts », Exit art contemporain, Boulogne-Billancourt
2014 – « Marmoreus », exposition personnelle, Arts & Découvertes, Paris
2013 – Paliss’art, performance à la Guéroulde
2013 – 2025 : galerie Kerhome, Le Pouliguen
2011 – 2014 : galerie l’Atelier 4, Guérande
2010 – Daler-Rowney 2010, Henley-on-Thames, Angleterre

Murielle Maudet

Née en 1976 à Niort, vit et travaille en région parisienne.

Parcours
2002 : DNSEP Beaux-Arts de Toulouse
2000 : DNAP EESATI, Poitiers

Expositions
2024 : La caresse du vide, L’Openbach, Vincennes
2022 : DDessin Paris avec la Galerie Cécile Dufay
2019 : Paysage(s), Maison des « Bonheur » (Rosa Bonheur), Centre culturel, Magny-les-Hameaux, (78)
2002 : Nominée pour le Prix de Dessin Pierre David-Weill, Académie des Beaux-Arts, Paris

Actualités
2026 projet d’exposition pour La Borne (Orléans)
2027 Le feu sacré, duo show avec Juliette Lepage Boisdron à la galerie Cécile Dufay en janvier

Démarche
« Depuis 4 ans, je développe une série de dessins réalisés avec un simple feutre stabilo vert, tels des traces spectrales d’un monde qui se défait. Ce vert phosphorescent – celui de la vision nocturne militaire, des radiations, de la bioluminescence – transforme le réel en territoire étrange où les formes apparaissent comme des fantômes. Ces images ne se laissent pas consommer facilement ; elles fixent le spectateur autant qu’elles sont fixées par lui. Tel un Don Quichotte contemporain, cette série se poursuit dans une geste obstiné qui explore la persistance de l’acte artistique face à l’effondrement. »

Ivana Minafra

Née en 1971 à Gênes, où elle retournée vivre et travailler fin 2023, après 20 ans de vie en France.

Parcours
1991 – 1993 Académie des Beaux Arts de Gênes
Expose depuis 1998 en Italie, France, Luxembourg et en Californie.
2016-2019 : Représentée par la 1821 Art Gallery – Fresno, Californie
2017-2022 : Représentée par la Galerie Stackl’r Sedan
Depuis 2023 : Représenté par la Galerie Cécile Dufay, Paris

Expositions récentes
2025 Art Actuel, Chazelles sur Lyon
2025 Galerie Eymeric, Jardins, Lyon
2023 exposition personnelle Galerie Cécile Dufay Paris
2022 Tremplin(s) vers l’imaginaire à Sedan
exposition/déambulation hors les murs,
organisée par la ville de Sedan (Ardennes)
2021 Tremplin(s) vers l’imaginaire
exposition/déambulation hors les murs, organisée par la
ville de Commercy (Meuse)
2023 Artelys Biennale Bourg en Bresse
2021 Galerie Duchoze RTR (Rouen, France) exposition collective
2018 : 1821 Gallery and studios (Fresno, Californie) Profondeurs
2018 Galerie Stackl’r Trafic (Sedan,France)

Démarche
« Mes peintures sont des cartes postales envoyées depuis un monde parallèle. »

La peinture d’Ivana Minafra met en scène la réalité quotidienne, des images ordinaires de la vie
de tous les jours, mixant les expériences d’aujourd’hui et d’hier avec un mélange inhabituel d’une grande vitalité et d’une pointe de nostalgie heureuse, dans des scènes superposées, entremêlées, à la fois floues et très construites.

« Énergique, jubilatoire, explosive, colorée, les qualificatifs ne manquent pas pour caractériser
cette peinture figurative. La lumière mystérieuse qui émane de ces tableaux, a quelque chose
de fascinant. Et si Ivana réussissait l’exploit de nous dire les mystères du temps en suspens ?
Ces moments secrets où le souffle vital pourrait venir à nous manquer ?
Dans ces univers urbains, Ivana Minafra peint aussi des personnages avec une économie de
moyens, quelques coups de pinceau adroits suffisent à donner leur allure.

« Mes personnages, quand ils sont présents, font partie de la scène, ont la même valeur que ce qui les entoure : les visages n’ont pas de traits car ils aspirent à être universels, figurants silencieux, parfois fantômes
de l’enfance… »

(Aralya – Colette Pages)

« Ivana Minafra est une authentique coloriste. Peintre avant que d’étre dessinatrice.
L’univers qui est le sien n’est pas déconnecté de celui que nous côtoyons tous les jours. Il en est simplement la version plus riante. Luxuriante. Matisse ou Bonnard, ou encore Dufy, en sont les fantômes bienveillants. La lumière qui en surgit est chatoyante, issue des couleurs
posées avec sagacité par l’artiste […]
Cette peinture est liberté. Elle s’affranchit du joug des automatismes figuratifs (cette représentation du réel qui se singe et que l’on voit partout), invente sa
propre écriture au fil de scènes qui ont la carnation close des rêves, qui sont des visions fugaces et impriment la rétine comme les souvenirs d’autres vies.
« 
(Ludovic Duhamel – Miroir de l’art no. 116)

Actualités
2026 Galerie l’œil écoute – Lyon Habiter la ville
2026 Compagnie des œillets – Ivry sur Seine, exposition personnelle, artiste invitée.

Annick Mischler

Annick Mischler, née en 1978 à Strasbourg. Vit et travaille à Strasbourg.

Parcours
Formée aux Arts Décoratifs de Strasbourg (aujourd’hui HEAR – Haute école des arts du Rhin), elle expose depuis 2004. Découverte par la Galerie Serpentine à Paris, elle sera ensuite soutenue par la Galerie Edgar, la Galerie Dufay/Bonnet, la Galerie Continuum, la Galerie Mondapart et la Galerie Cécile Dufay, et sera présentée en foire, au St-Art Strasbourg et en Suisse au Fat Art + Fat Permanent.

Démarche
« Ma peinture crée un espace, un seuillage, une mésoïse, une transliminalité (si j’ose quelques néologismes) — car toujours à la fin, quoi que je fasse, je me retrouve devant une rencontre, dans l’espace toujours, dans le temps parfois.

Ici résonne l’intuition benjaminienne selon laquelle toute véritable expérience esthétique repose sur la capacité à maintenir ensemble ce qui s’oppose : la spontanéité et la structure, le chaos et l’ordre, l’archaïque et le contemporain…

Mes combinaisons de couleurs absorbent ou rejettent la lumière. Les silences des blancs ponctuent le tumulte coloré.

Les gestes, lignes nerveuses et débridées, striations posées, coups de pinceau caressant ou traits incisifs forment une grammaire qui instaure un régime de lisibilité paradoxal.

Je suis fascinée par les écritures anciennes, ces systèmes de signes qu’on ne peut plus tout à fait lire mais qui continuent de nous parler depuis leur éloignement temporel.
Il y a quelque chose de l’archive dans ce processus — comme si je documentais des émotions, des états qui seraient à la fois très anciens et encore à venir, des vestiges d’un futur antérieur, des traces de ce qui n’est pas encore advenu.

Je travaille dans cet espace intermédiaire où la forme hésite entre signe et pure présence visuelle. L’image n’est pas encore tout à fait langage mais n’est déjà plus simplement matière.

Le regard peut s’y perdre… et s’y retrouver, chaque seuil franchi s’ouvre sur une nouvelle invitation.« 

Expositions

2024 : St’ART – Strasbourg
2024 : Librairie-Galerie L’oiseau rare
2024 : PLAKAT WAND KUNST en duo Avec C.Colin – Jardin des Deux-Rives (DE)
2023 : Fat Permanent (CH)
2023 : Galerie Mondapart
2023 : Ateliers ouverts (Barr – Alsace)
2022 : Arterritoires – Cluny (Expo collective « Eldorado »)
2022 : FatArt – Schaffhausen (CH)
2022 : Galerie Cécile Dufay – Paris
2022 : Puls’Art – Le Mans
2020 : Siège de la Région Grand-Est – Strasbourg
2020 : Galerie Mondapart – Boulogne Billancourt
Commissaire d’exposition : Cécile Dufay
2019 : CINE de Bussierre – Strasbourg
2019 : Galerie Mondapart – Boulogne Billancourt
Commissaire d’exposition : Cécile Dufay
2012 : Galerie Continuum – Strasbourg
2011 : Galerie Dufay/Bonnet – Paris
2010 : Galerie Dufay/Bonnet – Art Fair Paris
2009 : Galerie Dufay/Bonnet – St’art Strasbourg
2008 : Galerie Edgar – St’art Strasbourg
2008 : Galerie Edgar – Paris
2008 : Chambre des Métiers d’Alsace – Schiltigheim
2005 : Galerie Serpentine – Paris

Cécile Raynal

Née en 1966 à Château-Thierry. Vit et travaille en Normandie.

Parcours
DNSEP Beaux-Arts de Toulouse, 1991.
Aborder la sculpture de Cécile Raynal, c’est pénétrer le sens d’une démarche artistique dans laquelle l’art et la vie sont difficilement dissociables.
Originaire de l’Aude, installée depuis une vingtaine d’années en Normandie, elle déplace son atelier dans des espaces clos, fermés, interdits ou évités : prison, maison de retraite, hôpital, couvent, cargo au long cours, réserves d’un musée, maternité… Elle invite celles et ceux qui y séjournent ou y vivent à se poser le temps d’une sculpture. Elle leur propose cette expérience d’un regard long, le partage d’un temps étiré, hors du temps quotidien ; dans ces lieux elle installe un atelier éphémère, dans lequel elle modèle les portraits, un atelier où s’installent les rencontres avec celles et ceux, qu’habituellement, on ne rencontre pas. Elle y modèle ses portraits.
A partir de ces figures, son geste se prolonge par associations et assemblages pour constituer des installations à caractère narratif. Dans la foule des portraits d’humains viennent se glisser des portraits d’objets ou de bêtes. Ces derniers sont élaborés dans l’atelier, dans un dialogue entretenu avec la mythologie, le conte, la psyché, la mémoire. Avec les figures animales et les objets qui peuplent ses installations, l’artiste fabule.
En 2020, elle installe un second atelier sur sa terre d’origine, dans l’Aude, et partage désormais son temps entre l’Occitanie et la Normandie.
Exposée en France mais aussi en Suisse et au Canada, ses sculptures figurent dans plusieurs collections publiques et privées, dont le Musée des Arts et Métiers de Paris, l’Abbaye-aux-Dames de Caen, le Tribunal de Caen, la Ville de Cap d’Ail, le Siège social de la Matmut à Rouen, le CHU de Montréal -Canada -, le siège social du groupe la Dépêche à Toulouse.

En 2025 est lancé le documentaire Sculpter la mémoire, Une sculpture contre l’oubli : un reportage et un dialogue entre un résistant très âgé et la sculptrice. C’est au processus de création d’un portrait sculpté que propose d’assister Jean-marie Gigon dans son documentaire « Sculpter la mémoire ». Cécile Raynal se rend plusieurs jours d’affilée chez Pierre Rolinet, à Montbéliard, pour réaliser son portrait, les souvenirs émergent, la personnalité de chacun s’affirme en face à face, la sculpture émerge. 
https://sanosi.live/fr/8-videos/386-sculpter-la-memoire

Dossier de presse

Expositions récentes
À la table des Dame à l’Abbaye de Montivilliers, en Normandie, juin-août 2025
Harmonies de contrastes à la galerie Agnès Szaboova, Le Havre, février-avril 2025
Les plus qu’humains, à la galerie J-J. Hoffstetter, Fribourg, du octobre-novembre 2024
Ailyos au château d’Aigle, Yvorne, Alpes vaudoises, Pays-d’Enhaut, juillet–octobre 2023
Biennale de sculpture de Montreux, août 2023
Rêves(s) de fille au Musée Maurice Denis, St Germain en Laye, mars-juin 2023

Winston : Inauguration du portrait de Winston Churchill le 1er octobre 2022, Villa Capponcina, Cap d’Ail
Rémanence, 2022, De l’art en ce jardin. Au Grand Cellier, Longueville-sur-Scie

Choix de Publications
Cécile Raynal, Mémoires de braise, préface Nancy Houston, aux Editions Privat, 2018
Hommes d’Equipage, Docks Vauban, Le Havre, 2013
Les Ombres d’Alice au vestibule des pommes, résidence dans l’unité pédopsychiatrique de l’Institut Mutualiste Montsouris, ETC, 2015

Démarche
« Légenda, emprunté du latin : « ce qui doit être lu ». La légende tient de faits réels. Elle s’enracine sur des personnes ayant existé, déployant des histoires fabuleuses, les diffusant à tous les temps. Mêlant le vrai et le faux, elle métamorphose, embellit, dramatise. Elle creuse l’histoire. Les légendes chevauchent les spirales du temps, mêlant les actions des humains aux facéties des génies des eaux et des forêts, les cris des bêtes aux chants des ermites. Elles s’immiscent dans nos imaginaires contemporains, elles peuplent nos refuges intérieurs jusque dans la littérature ou le cinéma.
Mes sculptures ne sont pas des légendes mais sont bel et bien creusées d’histoires et trouées de secrets. Narratives aux récits obstinément énigmatiques, elles laissent à chacune et chacun la liberté d’emplir les manques et d’y mêler sa mémoire. De lire et de traduire le silence des statues.
Mon travail est avant tout le résultat de rencontres : celles effectuées dans le cadre des résidences qui rythment et orientent mon travail. Depuis 15 ans, j’installe régulièrement mes ateliers nomades dans des lieux habituellement isolés des regards : prison, maison de retraite, unité de pédopsychiatrie, couvent, porte-containers, réserves de musée, tournages de film, maternité… Là, sont modelés dans l’argile les portraits de celles et ceux qui prennent le temps de la pose.
Ces dernières années, les résidences ont cédé la place au travail à l’atelier. Dans cette pratique plus solitaire s’est développé le bestiaire et la galerie de créatures hybrides, mi-humaines mi-animales, qui peuplent aujourd’hui mon travail. Nourri de loups, menaçants ou menacés, d’arbres-oiseaux, de lièvres – motif récurrent à la croisée du Chapelier fou et de l’animal indomptable fuyant le chasseur – de figures à la frontière de la chute et de l’extase, de femmes et de bêtes alliées. Tous au fond boiteux, déglingués, et augmentés par leurs déglingues.
Il existe aussi une utopie dans le geste artistique, la croyance qu’une représentation de la vie peut nous la faire mieux sentir, mieux goûter, mieux entendre. Inusable croyance. Que l’art et la poésie peuvent rendre au monde un sens caché, oublié. Donner forme à nos sensorialités et mémoires diffuses. Nous réconcilier avec l’absurde. Augmenter notre humanité du côté de l’esprit plus que de l’intelligence. Pourquoi pas ?
Je modèle de grands silences entre Hommes et Bêtes. Plus qu’humains.
J’envisage aussi le hurlement de tous face au désastre. Rien n’est raconté. Mais quelque chose vient suggérer la menace, l’enveloppe, la béquille… et l’imprudente tendresse.

Je souhaite continuer l’exploration de représentations des relations archaïques et constantes entre bêtes et humains, ainsi que les installations assemblant plusieurs pièces qui font récit. Formellement tenter des formes de plus en plus rapides et les agrandir en l’état, sans forcer l’élaboration.« 

Philippe Ringot

Né en 1981 à Lens, il vit et travaille à Lille.

Parcours
Infirmier en santé mentale, il n’a pas de diplôme en Arts.
Cours et formations en peinture, gravure, céramique via des cours privés.
Développe depuis 15 ans sa propre démarche artistique en s’inspirant des rencontres avec d’autres artistes et ses voyages géographiques et intérieurs.
Anime des ateliers d’art-thérapie depuis 20 ans en hôpital de jour et également des ateliers/workshops lors de ses expositions personnelles.

Dernières expositions personnelles :
2022 « Formes essentielles » La Plus Petite Galerie du Monde ou presque, PPGM, Luc Hossepied, Roubaix
2023 « Formes végétales », Eglise Notre Dame de Lourdes, Marquette-Lez-Lille, France.
2024 « La Peau et ses formes », Ecole d’art de Douai, France.

Dernières expositions collectives :
2023/2024 « Le jeu en vaut la chandelle », Biennale de céramique de petite forme organisée par Expression Terre. 4 étapes : Ecole d’art de Douai, Galerie Becraft Mons Belgique, Artothèque L’inventaire à Lille, musée du Louvre Lens.
2024 « Les nuits de crypte #8, La Passion, au-delà… », Centre d’art sacré contemporain de la cathédrale Notre-Dame de la Treille, Lille.
2025/2027 “Le porte savon” Biennale de céramique de petite forme organisée par Expression Terre. 3 étapes : Ecole d’art de Douai, Artothèque L’inventaire à Lille, musée du Louvre Lens.
2025« Abstraits mais pas trop », exposition à la galerie Cécile Dufay, Paris.

Démarche
« Mon travail explore les relations entre le corps, le paysage/environnement et les formes invisibles qui organisent le vivant.
La forme et la matière occupent une place déterminante dans ma démarche. Elles nourrissent mon imaginaire, structurent ma réflexion et orientent mes choix plastiques. Mes recherches portent notamment sur les formes organiques et minérales liées à la mémoire silencieuse, à la transformation et à la réhabilitation.
Le processus de travail commence par des phases d’observation, de lecture, d’écriture, de croquis et de tests. Il se poursuit par un inventaire des formes offertes par les matériaux — fragments, résidus, éléments composés ou décomposés — dont j’étudie la présence et l’expression propre.
Mon approche s’appuie sur l’expérimentation de différents médiums : céramique, cyanotype, gravure, dessin et peinture. Cette pluralité me permet de faire coexister textures, empreintes, silhouettes et fragments de souvenirs au sein de paysages ou de formes hybrides.

La notion d’offrande occupe aujourd’hui une place importante dans mon travail, qu’elle se manifeste dans mes bouquets en ombres ou dans mes silhouettes représentées de dos. Ces figures, volontairement réduites ou floues, expriment une posture d’attention, de retrait et de disponibilité envers l’espace ou le paysage.
Tout est Offrande en art !
L’œuvre est envisagée comme un espace de réflexion, de contemplation ou de mise en mouvement, à la fois pour moi et pour le regardeur. Elle s’inscrit dans un ensemble de gestes où mémoire, matière et forme contribuent à questionner les liens entre le vivant, le minéral et le temps. »

Baptiste Ronsse Verschelde

Né en 1993 à Wattrelos, il vit et travaille à Lille.

Parcours
Faculté d’arts plastiques de Tourcoing,
Beaux-Arts à l’école supérieure d’art de Tourcoing.

Sa peinture rageuse et cultivée, sa vénération pour Eugène Leroy, le caractère inhabituel pour un jeune peintre de ses références à la peinture sacrée le font remarquer par la galerie Cécile Dufay, qui lui offre sa première exposition personnelle en 2024.

Démarche
« La peinture religieuse et les autoportraits ont pendant longtemps été mes principaux sujets de réflexion et de représentation.
Cela s’inscrivait dans une quête de sens et d’identité. Le sujet religieux m’intéresse toujours en matière d’iconographie universelle, qui résonne en chacun de nous, à un niveau plus ou moins intime.
Dernièrement, mes œuvres se sont orientées vers la nature morte et les scènes de la vie quotidienne, plus communes, le restaurant, le café, l’amie intime. Toujours cette quête de lien universel. »

Commentaire d’Océane Jacquin, historienne d’art
À première vue, le travail de Baptiste Ronsse Verschelde, jeune peintre diplômé de l’École supérieure d’art du Nord-Pas-de-Calais, peut apparaître comme une volonté de s’inscrire dans deux traditions picturales distinctes : dans un premier cycle, il travaille exclusivement l’autoportrait – genre qui émerge dès la Renaissance, mais qui se renforce largement avec le développement de la peinture intimiste de la fin du XVIIe
siècle –, en s’inscrivant notamment esthétiquement dans les traces d’Eugène Leroy (1910-2000). Cette inscription marquée semble incongrue, narcissique même de la part d’un jeune peintre, dans la mesure où la plupart des artistes qui s’essaient à l’autoportrait sont plutôt confirmés, souhaitant affirmer et faire reconnaître leur identité, leur statut et leur légitimité auprès du public. Dans un second cycle, Baptiste
Ronsse Verschelde s’attaque au genre qui fonde l’origine de la peinture en Occident, à savoir la peinture religieuse. Si ces inscriptions dans des genres aussi emblématiques des arts picturaux peuvent paraître arbitraires et être perçues comme de simples exercices stylistiques et techniques afin d’asseoir son travail dans histoire de la peinture occidentale, nous pouvons également percevoir dans la démarche de Baptiste
Ronsse Verschelde une recherche perpétuelle, polymorphe et intensément nostalgique, d’un retour aux origines, du monde et des siennes, bien sûr. Il nous invite à nous interroger plus radicalement sur notre propre identité, fragile, incertaine, dans un réseau de déterminismes liés à notre filiation et à la limitation de notre perception de nous-mêmes . Au-delà de l’exercice de style d’un jeune peintre, l’articulation des deux cycles de Baptiste Ronsse Verschelde raconte l’histoire de la perte de son sens de l’identité, du deuil, et des origines de cette souffrance.
(…) Les autoportraits de Baptiste Ronsse sont bigarrés, aux couleurs fauvistes, criardes, avec des tracés incertains, toujours figuratifs mais dont la porosité, l’absence de précision des traits empêche de fixer définitivement un visage (…).
L’ethos pictural de l’artiste est donc ici fragile, tragique.
C’est alors presque logiquement, naturellement, que le second cycle de Baptiste Ronsse Verschelde s’inscrit dans le renouvellement de la peinture religieuse, lui offrant comme une manière de réfléchir aux causes de cette difficulté à se reconnaître.

En effet, la peinture religieuse est par essence originelle, parce qu’elle fonde l’histoire de la peinture occidentale, parce qu’elle nous invite à réfléchir aux origines
des hommes, parce qu’elle est à l’origine de l’histoire humaine et de nos paradigmes civilisationnels. Baptiste Ronsse Verscheld nous offre une peinture religieuse démystifiée, très terre-à-terre, avec la répétition de figures tutélaires et de motifs récurrents qui nous invitent à réfléchir à nos modèles de construction, en revenant aux origines de la constitution de nos valeurs. Les thèmes sont crus, en reprenant les mythes les plus violents de l’Ancien et du Nouveau Testament, les peintures habitées par la mort, le deuil, la souffrance et la violence des hommes ; et il ne s’agit pas ici de faire l’éloge de Dieu, du sacré, ou de mener une réflexion sur la foi. Baptiste Ronsse Verschelde utilise les motifs religieux pour appuyer une réflexion plus personnelle sur ses propres origines, la figure de Marie, la mère, étant omniprésente dans sa production.
(…) C’est cette violence de l’histoire qui fait écho à
l’histoire personnelle de l’artiste, et qui l’empêche de se percevoir, de se considérer. Il ne peut y avoir de soi défini dans un monde hanté par la mort et la destruction. La réalité est chaotique. C’est cette dichotomie entre la volonté sacrée – que l’on retrouve dans la peinture religieuse traditionnelle – de présenter un monde cohérent, unifié, car dessiné par Dieu lui-même, et la réappropriation de cette
esthétique transgressée par Baptiste Ronsse Verschelde qui fait la richesse de son œuvre.
Une deuxième partie de ce cycle, éminemment plus intimiste, nous interroge sur les modèles de filiation sur lesquels s’inscrit l’histoire de l’humanité. « 


Sandrine Stoïanov

Née en 1973 à Versailles, vit et travaille en région parisienne.

Parcours
1992 Beaux-Arts de Reims art contemporain/ Design en 1993-97 Beaux-Arts d’Epinal arts graphiques
1998-99 Gobelins en dessin animé
2018-19 Ateliers de Paris (Gauthey) modèle vivant à la peinture à l’huile

Autrice et réalisatrice de 2 court-métrages d’animation : – « Irinka et Sandrinka » 2007 diffusé par Arte , objet d’articles et d’une thèse sur le documentaire fiction.
« Le monde en soi » 2020, nommé aux Césars 2022 et co-produit et diffusé par Arte.

A travaillé sur des séries et longs métrages d’animation (Persopolis, Ernest et Célestine).
Professeure de peinture à l’huile à Isart digital et professeure d’arts appliqués en lycée professionnel à temps partiel.
Intervention aux Chemins de la création de Fontevraud : conférence sur la couleur.

Expositions
« Atelier 104 » à Granville août 2023.
L’Albatros à Montreuil 2023 et 2024.
Eglise St Bernard, Paris 18ème en 2025.
En parallèle,

Démarche
« Donner des visages à la mixité culturelle de la société et de la jeunesse d’aujourd’hui . Vivre « le temps long » qu’exigent la technique de la peinture à l’huile et l’observation patiente de mes contemporains, pour révéler ce qu’ils simulent et ce qu’ils masquent, à la manière d’un Degas, d’un Renoir, ou d’un Hopper, retrouvant ainsi la lumière d’un naturalisme social – mais d’aujourd’hui.
Peindre l’humain pris dans la modernité de ses attachements, de ses contradictions et de ses aspirations, du poids de son quotidien et faire ainsi des portraits de gens qu’on n’a pas l’habitude de voir représentés sous cet éclairage, en particulier des femmes.
Continuer à tirer le fil de mes différentes démarches : petits portraits, peintures débordantes (entre peinture et ready made), grands formats sur les attachements humains. »

Tal Waldman

Tal Waldman vit et travaille à Paris.

Parcours
Artiste Israëlo-Allemande, Tal Waldman est une artiste multidisciplinaire qui explore les intersections sensorielles entre conscience et identité à travers un large éventail de médias (dessin, peinture, sculpture, vitrail, performance, installation). Elle a reçu de nombreuses distinctions, notamment le Grand Prix de Dessin de la Fondation Taylor (2023), le Modern Art Energy Japan Prize (2021) et le Grand Prix de l’Art Environnemental au Salon d’Automne (2016). Ses œuvres ont été exposées dans de grandes institutions telles que le Musée du Vitrail de Troyes et La Piscine – Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix, et font partie de collections publiques et privées. Auteure de Visualizing the Invisible, La Voie d’Expérimentation et Drawing Inward, elle a été présentée dans les médias français et britanniques. La recherche artistique de Waldman aborde des questions spirituelles, sociales et écologiques, avec un accent particulier sur la perception, la lumière, la féminité, la mémoire et les pratiques créatives durables. La pratique du Souffle et une spiritualité sans frontière font partie intégrante de sa pratique.

Formation

2023 : Formation dessin Madhubani – Pondicherry, India
2023 : Formation à l‘Institution Iris – Paris
Depuis 2001 : Tai-chi, Gi-Gong, Méditation
1997 – 2000 : École d’Architecture Paris La Villette
1996 : École d’Art et Design H.D.K. – Berlin
1993 – 1996 : École d’Art et Design, Bezalel – Jérusalem
1993 : Peinture Miniature – Rajasthan Inde
1993 : Yoga – Banars Inde
1991 – 1992 : Figuration – Musée d’Art Herzliya – Herzliya

Démarche

Nicole Lamothe, critique d’art, 2024 

« La recherche est permanente chez cette artiste qui explore toutes les possibilités de la création plastique pour traduire sa réflexion sur notre comportement, nos réactions face à la vie. Conscient, hasard et subconscient se retrouvent dans cette œuvre.
Tal Waldman a étudié peinture, dessin, architecture d’où des œuvres souvent fortement structurées, réalisées en une figuration à la limite de l’abstraction. Ses voyages en Afrique, Asie, Europe nourrissent en partie sa création marquée par un équilibre entre ordre et désordre. Souvent réalisées en série, ses compositions ne racontent pas une histoire, elles explorent une perception intime du monde, comme une méditation.
Tenter d’exprimer l’invisible, traduire les relations étroites entre l’esprit et le corps : Tal Waldman approfondit ce thème dans ses séries où interviennent aussi bien la réflexion que l’onirisme. Couleurs fondues et lumière semblent primordiales dans cette création entre hasard et contrôle. Les formes s’interpénèrent en une élégante mosaïque colorée. Aujourd’hui, le dessin s’agrandit, s’offre à diverses interprétations : formes organiques, espace cosmique. Les relations entre corps, esprit, art sont à la base des recherches de l’artiste et composent une œuvre innovante, intemporelle. »  

Actualités

2026, printemps : Résidence au CIAV – Meisenthal : production de pièces en verre avec les artisans verriers, travail entre le souffle, l’esprit, l’histoire et la main
2026, automne : exposition sur l’art sacré MANDORLA à l’Abbaye de Maubuisson

Prix

2023 : GRAND PRIX DESSIN – Fondation Taylor, Paris
2021 : PRIX D’EXCELLENCE – Université Américaine de Paris
2021 : PRIX D’EXCELLENCE – Modern Art Energy Japon
2016 : PRIX D’ART ENVIRONNEMENTAL – Salon d’Automne, Paris, France
2009 : PRIX DE PARIS – Groupe Jules Pansu et les Ateliers de Paris, Paris

Collections permanentes

2023 : collection du département de l’Aube – musée du Vitrail de Troyes
2008 – 2009 : Acquisitions de la Fondation Plage pour l’Art, Paris

Publications

2024 Septembre : OMBRES DE LUMIÈRE
Éditions Galerie Cécile Dufay
2024 Mars : DRAWING INWARD
Éditions Crieur Public GMBH Hambourg – AYN Gallery –
2024 et 2023 FONDATION TAYLOR GRAND PRIX 2023
2023 : LA VOIE D’EXPERIMENTATION
Éditions Lord Byron – Cité du Vitrail – Aube
2022 : VISUALIZING THE INVISIBLE (livre
KDP Amazon)
2015 : MÉMOIRES BRODÉES (catalogue)
Musée d’Art et Industrie La Piscine

Expositions personnelles
2025 : Galerie Qurt, Paris – THREADED INTERLUDES
2025 : Galerie Cécile Dufay, Paris – MONTS, TEMPLES, TRACES
2024 : Cité du Vitrail, Troyes – Artist Talk – Journée du Patrimoine
2024 : Galerie Qurt et Galerie Cécile Dufay, Paris – OMBRES DE LUMIÈRE
2024 : Galerie AYN & galerie L’art et La Matière, Paris – DRAWING INWARD
2023 : Cécile Dufay Gallery, Paris – FIAT LUX
2023 : Musée, Cité du vitrail, Troyes – LA VOIE D’EXPÉRIMENTATION
2023 : La Cité Maraîchère Romainville – FEMME LOUVE
2023 : Galerie Le Bonheur est dans l’instant, Paris – VISUALIZING THE INVISIBLE
2021 : Galerie Résidence, Biarritz– HASARD DIRIGÉ
2016 : Musée d’Art & Industrie « La Piscine », Roubaix – MÉMOIRES BRODÉES
2016: Salon International de textile, Nantes – CARTE BLANCHE – SCULPTURES
2009 : Ateliers de Paris – PROJET LAURÉAT – LE JARDIN DE TAL
2006 : Galerie Centre Benoit Franchon, Paris – IDENTITÉ
2006: Galerie Ste Marthe, Paris – IDENTITÉ

Salons et collectives
2024 : Galerie Cécile Dufay ST-ART Strasbourg
D DESSIN Paris 2024 : Galerie Cécile Dufay
Fondation Taylor, Paris 2024 – REMISE DE PRIX & EXPO LAURÉATS
2023 : Université Américaine de Paris – EXPOSITION DES LAURÉATS – PROJET
HASARD DIRIGÉ & ABSTRACTION ORGANIQUE Galerie Combes.
2023 : Atelier Muranese Gallery, Murano, Venice – ABSTRACTION ORGANIQUE
2022 : Espace Commines, Paris, France – TROP
2022 : Pavillion Baltard, Nogent , France – CICATRICES DORÉES
2022: Automnale de Marrakech, Galerie Cécile Dufay, ALPHABET
2022 : Galerie Le Génie, Paris -‘VÉGÉTAL’
2022 : Galerie Atelier Muranese, Venise – ‘FLOW’
2022 : Galerie Au Quinze, Paris – FREE SPIRIT
2022: Milano Design Week, Alcova- ‘AQUATIC’
2021 : Salon d’art Sacré, Compiègne – HASARD DIRIGÉ
2020 : Galerie HCEÀ 6B, Paris – HOMME UNIVERS
2020 : Museum of Loss and renewal, Collemacchia – RE-IMAGINING OUR WORLD
2020: Galerie MDA, Paris, France – HASARD DIRIGÉ
2019 : Galerie D, Paris, France – MÉMOIRES BRODÉES
2018 : Musée d’Art & Histoire, Biennale de verre, Colombes – MÈRE -FEMME
2017: The International Day of Humanity, Liège – ART & SOCIETY
2017 : Milan Design Week – DRAWINGS AVEC W&D
2016 : Prix d’Art Environnemental – Salon d’Automne Paris – MÈRE – FEMME
2016 : Musée MPP, Rixheim – LANDSCAPE SUMMARY
2016 : The Off-Paris Design Week, Paris – SCULPTURES – UP-CYCLING
2016 : Galerie VIA, Paris – ‘THE OFF’ – VEGETAL ART & DESIGN
2014 : Ministère d’intérieur, Paris – SCULPTURES – UP-CYCLING SERIES
2009 : Art Biennale, Église – Madeleine Paris
2008 : Biennale Internationale de St Etienne – POINTE D’EQUILIBRE
2006 : Grand Prix de Paris – FINALISTE EXPOSÉE
2005 : Galerie Artitude, Seoul. – PORTRAITS ‘SERIES 3’
2004 : Exposition itinérante UNESCO – QUE LA GUERRE EST JOLIE

Drissa Yalcouyé

Né en 1989 à Bamako, il vit et travaille à Paris.

Parcours
2015 Diplômé en Arts plastiques du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké
Kouyaté du Mali
2022 diplômé en Arts plastiques de l’École des arts de la Sorbonne Paris 1 Panthéon

Démarche
« Entre le Mali et la France, je vis un quotidien différent, c’est souvent ce que vivent nos contemporains. Petites étincelles, grands événements, quelques souvenirs épars, beaucoup de départs, de changements, de restrictions, d’espoirs déçus. Mais des joies, des lumières soudaines, des moments de tendresse et de partage, de calme ou de sentiment d’énergie indestructible.
Le quotidien, dont mon travail est inspiré, marque ma peinture. Je revisite le dripping, à l’Africaine : la traditionnelle technique du Batik et du pointillisme grâce aux couleurs de base.
L’objectif est de marier différemment les couleurs, et d’illuminer la toile, à la fois parce qu’elle semble devenir transparente par endroits, et parce que la lumière se diffracte par ce procédé.
Mes portraits sont lumineux, évanescents, vrais. Sans sourires, le plus souvent. Ce sont des portraits de famille, des souvenirs partagés, un réel transmué en Paradis perdu, ou préservé, selon que vous verrez le verre plein ou vide.
Ainsi, peindre pour moi, c’est peindre la vie, c’est aussi peindre tous ceux qui m’entourent.
« 

Actualités
2025 : Vente d’Art contemporain Africain, organisé par la maison Art Richelieu sous le commissariat de Caroline Crouzet.
2024 : exposition, La vie en confettis, Galerie Cécile Dufay, Paris dans le cadre de Traversées
Africaines
2022 : Exposition collective, Paris Plateau urbain, dans le cadre d’une journée Portes Ouvertes
2019 : Exposition collective, Galerie Anw ko Art – Bamako