Agenda 26/27

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Prévoir, c’est choisir. Découvrez les sept prochaines étapes de la mise en lumière des artistes de la galerie dans ses murs.
De mars à avril, parce que la galerie est née un printemps.

HORS SAISON

Noëllie Brun, Nicolas Canu Miserey et Benoît Debordes
Vernissage le 12 mars
Exposition du 13 mars au 18 avril 2026

Si l’affiche est inspirée d’une toile de Noëllie Brun, suivie par la galeriste depuis le milieu des années 2000, c’est le travail de Nicolas Canu Miserey qui en a inspiré le titre. Peintre du paysage contemporain peuplé de vide esthétique et de formes sans intentions, il parvient, de façon cinématographique et assez Lynchéenne, à lui redonner une âme. Piscines vides, maisons-blocs interchangeables, elles se chargent de lumière et de vibrations superposant nos sensations physiques et nos souvenirs emmếlés pour leur donner une chair imaginaire. Noëllie Brun peint des scènes apparemment banales dont elle souligne l’extraordinaire poésie universelle. Pré-ados, familles, enfants sont captés comme par un polaroïd, instant volé, vision surexposée, résultat un peu effacé. Et nos réminiscences se greffent, sans mots, sur ces images, comme des instants vécus. Benoît Debordes voit le monde comme une comédie incompréhensible, où seules comptent quelques êtres perdus dans une recherche esthétique formelle et flottante. Les paysages mentaux se superposent au paysage réel, la notion de vrai se disloque en formes pures et colorées. Hors saison partout et toujours, habitant l’étrange de l’existence à plein temps.

L’ENFANCE N’EST PAS UN CONTE DE FEES

Maria Ducasse et Hamid Fakhoury
Vernissage le 6 mai
Exposition du 7 mai au 13 juin 2026

Maria Ducasse et Hamid Fakhoury partagent une recherche formelle faisant de la puissance et de la vérité la source de la beauté, aux antipodes du souci du détail ou de la demi-mesure. Ils sont, comme Saint-Exupéry pour qui tous deux ont une vénération, « de leur enfance comme on est d’un pays ». Cette enfance sincère, a-morale et brutalement reliée au réel, qui absorbe sans filtre l’environnement par les expériences du corps, et l’entourage par les bleus à l’âme. Non, l’enfance n’est pas un conte de fées, et c’est une grande tradition de l’esprit français que de le reconnaître, Saint-Exupéry, Madame de Sévigné nous l’ont à tous enseigné. Ces premiers pas dans la vie, nous les faisons sans a priori, sans bouclier, et le corps absorbe tout, pour toujours. Cette vision de la pureté originelle comme argile malléable qui imprime une forme à la pureté – l’enfance ne transgresse jamais, elle apprend, et c’est pour cela qu’elle ne connaît pas le péché – Hamid Fakhoury en fait d’imposantes sculptures, petites et immenses à la fois. Maria Ducasse la brosse avec une sorte de rage libérée mais construite, dans une forme de présence des corps dans l’espace qui nous relie aux sensations sans pensée. Ces êtres sans parole ne seront plus jamais sans voix. Et nous retrouvons par cette vision le chant de nos premières expériences.

Maria Ducasse et Hamid Fakhoury partagent une recherche formelle faisant de la puissance et de la vérité la source de la beauté, aux antipodes du souci du détail ou de la demi-mesure. Ils sont, comme Saint-Exupéry pour qui tous deux ont une vénération, « de leur enfance comme on est d’un pays ». Cette enfance sincère, a-morale et brutalement reliée au réel, qui absorbe sans filtre l’environnement par les expériences du corps, et l’entourage par les bleus à l’âme. Non, l’enfance n’est pas un conte de fées, et c’est une grande tradition de l’esprit français que de le reconnaître, Saint-Exupéry, Madame de Sévigné nous l’ont à tous enseigné. Ces premiers pas dans la vie, nous les faisons sans a priori, sans bouclier, et le corps absorbe tout, pour toujours. Cette vision de la pureté originelle comme argile malléable qui imprime une forme à la pureté – l’enfance ne transgresse jamais, elle apprend, et c’est pour cela qu’elle ne connaît pas le péché – Hamid Fakhoury en fait d’imposantes sculptures, petites et immenses à la fois. Maria Ducasse la brosse avec une sorte de rage libérée mais construite, dans une forme de présence des corps dans l’espace qui nous relie aux sensations sans pensée. Ces êtres sans parole ne seront plus jamais sans voix. Et nous retrouvons par cette vision le chant de nos premières expériences.

JE VEUX RENTRER CHEZ MOI

Dalila Alaoui
Vernissage le 18 juin
Exposition du 19 juin au 18 juillet 2026

Dalila Alaoui sort d’une longue période où sa résidence de deux années sur l’Ile de la Réunion a absorbé sa vie et sa création. Résidence à l’autre bout du monde, dans un univers syncrétique et créole, prolongée démesurément par l’irruption mondiale de la COVID, elle lui a permis d’explorer longuement les liens intérieurs de la lignée grand-mère, mère et fille. Séparée de ses proches, elle les recherchait dans la Nature, l’imaginaire, en elle-même. Mère exilée, fille à l’orée de sa vie de femme, grand-mère aux portes du dernier voyage. Cette expérience fut relatée dans la série NOS SAISONS SUR LA TERRE, que la galerie a présenté en solo show lors de l’AKAA 2024 (foire l’art africain contemporain de Paris). Série remarquée par Beaux-Arts Magazine, qui en fit un coup de coeur. A l’issue de cette période de création, Dalila Alaoui veut revenir aux sources de son identité marocaine. JE VEUX RENTRER CHEZ MOI commence juste avant sa résidence en 2025 à l’Ifitry, Essaouira, qui donnera lieu à une présentation lors de la Biennale d’Essaouira en mai 2026.

QUELQUES TRACES

Emmanuel Alloy
Vernissage le 10 septembre
Exposition du 11 septembre au 17 octobre 2026

Emmanuel Alloy vient d’être distingué par un prix de peinture à la fondation Taylor, en janvier 2026, et par un prix de sculpture lors du dernier salon des Beaux-Arts en décembre 2025. Il bénéficiera d’une exposition en trio à la fondation Taylor en septembre-octobre 2026.
La galerie lui apporte son soutien depuis 2022. Présenté dans et hors les murs, il sera défendu en duo avec la galerie Mondapart lors de l’exposition PORTRAITS D’HIER en 2023, et, en grand format, dans PORTRAITS DE FAMILLE dans les vastes salons d’exposition de l’Hôtel de Ville de la Celle Saint-Cloud. En 2024, il est nominé lors du St-ART, foire d’art contemporain de Strasbourg, par la SAMS pour le prix de la Jeune Création. En 2025, le salon associatif artistique et philosophique ToutArt lui offre une exposition personnelle. Cécile Dufay est heureuse de lui consacrer sa première exposition personnelle en galerie.

FEU SACRE

Juliette Lepage-Boisdron, Murielle Maudet
Vernissage le 5 novembre
Exposition du 6 novembre au 19 décembre 2026

Feu et contre-feu. Dans cette exposition se feront face deux séries de dessins-peintures sur papier aux couleurs fortes, de deux artistes femmes non moins puissantes. Le titre de l’exposition est inspiré de la série LES IMAGES S’ETAIENT MISES A BRULER de Murielle Maudet. Adepte du travail sériel, Murielle Maudet utilise pour la première fois au tournant des années 2020 le feutre vert pour réaliser la série ACTEON, présentée par la galerie sur le salon DDessin Paris 2022. Inspirée par la vision nocturne monochrome et phosphorescente des fusils à lunette, qui envahit l’imaginaire collectif à cette période, et dont le principe est de détecter les formes vivantes, elle réalise une version ultra-contemporaine de la chasse à mort de la déesse Diane contre celui qui l’a vue au bain, Actéon. S’ensuit la série en cours, qui compte déjà plus de 150 pièces. L’artiste se voit cette fois comme un Don Quichotte d’aujourd’hui, traquant les traces de sens s’effaçant dans notre nuit post-vérité et pré-apocalyptique. Seule échappatoire, l’humour, le sens du beau et une certaine tendresse désabusée. En face, les Déesses immémoriales de Juliette Lepage Boisdron dressent la force des ancêtres et des cultures immémoriales face à notre déni spirituel. Elevée sur tous les continents, initiée à la peinture à l’encre sur papier de riz par un maître, Juliette Lepage Boisdron reprend à son compte la sérénité du sacré et le sens de la vie intime.

FRONTALES

Cécile Raynal, Sandrine Stoïanov
Vernissage le 7 janvier
Exposition du 8 janvier au 6 février 2027

Pratiquer l’art du portrait contemporain est un exercice difficile. Longtemps dénigrée pour des raisons supposément mondaines, la pratique est revenue, en même temps que le retour de la figuration. On ne se débarrasse pas de ce pilier de l’art si facilement… Sandrine Stoïanov convoque la confiance, voire l’abandon du modèle, pour dresser un témoignage de vies d’aujourd’hui sans distance autre que le respect de l’oeil qui n’omet rien, mais choisit la caresse du regard posé sur des modèles dont elle respecte l’intimité. Portraits sans distance mais sans scalpel, elle cherche le point de jonction où ce qui se livre se reçoit sans mot dire. Face à elle, la force gestuelle et évocatrice des « terres brûlées » de Cécile Raynal. Terres noires sorties du feu qui purifie du détail mais marque irrémédiablement, elle met en scène dans A LA TABLE DES DAMES, exposée en 2025 à l’Abbaye de Montivilliers, en Normandie, une Cène entièrement féminine, sacralisant les parcours de vie et les non-dits partagés par notre sexe. Ces sculptures grandeur nature sont accompagnées d’une série préparatoire, qui se poursuit, de petits formats. Ces derniers seront accueillis dans la galerie, pour une première introduction dans ses murs du travail de cette grande portraitiste.
« Sa terre parlera de ce qui la traverse : nous, nos passions, erreurs, faux départs et fausses arrivées. » Nancy Houston

SOUFFLER

Tal Waldman
Vernissage le 25 février
Exposition du 26 février au 3 avril 2027

Après FIAT LUX et MONTS, TEMPLES, TRACES, Tal Waldman présente sa troisième exposition personnelle au sein de la galerie Cécile Dufay. En 2024, les oeuvres sur papier de la série OMBRES DE LUMIERE ont été exposées lors du ST-ART, foire européenne d’art contemporain de Strasbourg. Le CIAV, Centre International d’Art Verrier, de Meisenthal en Alsace, est présent sur place et proposera à l’artiste une résidence de production, qui aura lieu au printemps 2026. Les pièces de cette recherche en art verrier seront exposées lors du ST-ART 2026, et en galerie au printemps 2027. Le travail du souffle, au coeur du savoir-faire verrier comme de la pratique de Tal Waldman, est la ligne directrice de cette exposition qui mettra également en valeur la série GAYATRI, composée de 10 dessins réalisés en Inde en 2024. La série est un témoignage visuel et sensoriel des sensations expérimentées durant une séance de prière à la déité hindoue éponyme. Durant ce voyage, l’artiste a retrouvé son maître en dessin miniature, 28 ans après son initiation. Lumineuses, légères et spectaculaires, ces compositions sur papier sont un reflet d’une illumination personnelle profonde.

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En pratique

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