VERNISSAGE LE JEUDI 4 AVRIL 19H,
EXPOSITION du 4 avril au 11 MAI 2024


« Tout ce que j’ai essayé en peinture c’est d’arriver (…) à une espèce d’absence presque, pour que la peinture soit totalement elle-même »
Eugène leroy
Cela fait deux ans et demi que j’attends impatiemment de présenter la peinture de Baptiste Ronsse Verschelde. Venu à la galerie pour s’offrir une petite toile de Taeho Choi, il me frappe par son talent et son humilité. Enfant du Nord, il vénère son maître en peinture Eugène Leroy, ses couleurs incroyablement mêlées, sa matière épaisse et brutale mais qui aboutit à des scènes suggérées d’une grande douceur. Comme le Maître, le jeune peintre plonge dans les grands attendus de la peinture occidentale, dans sa grande histoire, dans ses références sacrées. Il reprend comme motif des références de la grande peinture, italienne notamment, que bien peu d’artistes de son âge connaissent à vrai dire aujourd’hui.
Baptiste est cultivé, il ne rejette pas ses héritages, il les réinvente. Il se place sur les pas de nos Pères pour continuer son chemin, s’émeut de la force de suggestion et de la beauté tragique de la Chrétienté. Comme la plupart d’entre nous, les scènes représentées ne sont plus chargées de leur interprétation religieuse. Paradoxalement elles ne perdent aucunement en puissance, remplacées par l’évocation philosophique de la condition humaine : l’amour des parents pour leurs enfants, la mort inéluctable, le sacrifice des Justes, la cruauté des Frères, la violence du monde que seuls quelques uns parviennent à transmuer en beauté, en compréhension, ou en espérance.
Pour cela, il faut faire face à l’indicible, laisser la facilité de côté, et s’emparer des couleurs, de toutes les couleurs, et peindre comme on saignerait. Sans retenue possible, et en changeant la couleur des choses et des êtres tout autour. Une transmutation plus que jamais nécessaire.
B. Ronsse-Verschelde (@ronsse_verschelde) • Photos et vidéos Instagram







Face à ce jeune peintre, une pastelliste accomplie, Marine Karbowski. Beaucoup d’entre vous la connaissent, cela fait 20 ans que je soutiens son travail, et j’avais organisé il y a quelques années en tant que commissaire d’exposition une exposition en solo à la Galerie Mondapart, à Boulogne.
Rétrospective Marine Karbowski — Galerie Mondapart
Déjà, en 2020, quelques très grands formats sur papier marouflés sur medium abordaient la face abstraite du travail de Marine Karbowski. C’est avec une série abstraite de pastels secs que je souhaite de nouveau rendre hommage à son talent de coloriste et à son univers graphique si particulier, empreint de spiritualité et de légendes HMongs du Vietnam, son pays d’adoption. Pour les plus initiés, quelques éléments reconnaissables apparaîtront. Pour tous, une plongée délicate dans ce monde flottant, profond et cependant très structuré, constitue une expérience fascinante. Entre plongée sous-marine, rêve hallucinatoire et évasion dans l’espace, ces pastels de Karbowski développent un langage d’une poésie universelle, explorant toutes les facettes de la lumière et toutes les nuances des couleurs. Avec une sûreté de geste et une rythmique inhabituelle dans l’usage de ce medium plus lié aux portraits évanescents ou aux paysages brumeux.
Après le salon DDessin Paris et ses univers noir et blanc, un beau retour à la couleur.
marine karbowski (@marinekarbowski) • Photos et vidéos Instagram









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